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N.-B.: des opposants s'inquiètent de la fracturation hydraulique

11/10/2012 01:33 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

FREDERICTON - Des manifestants affirment que les règles proposées par le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour encadrer la fracturation hydraulique sont insuffisantes pour assurer la sécurité de l'exploitation du gaz de schiste.

Une douzaine de personnes ont défilé jeudi devant un édifice gouvernemental de Fredericton pour manifester leur opposition aux mesures proposées plus tôt cette année.

La porte-parole Julia Linke estime que le processus de consultations lancé par le gouvernement est insatisfaisant, notamment parce qu'il ne demande pas l'avis et l'accord des citoyens. Elle affirme qu'une consultation doit faire plus que simplement informer la population des règles en vigueur.

Les opposants s'inquiètent notamment de la fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz naturel emprisonné dans les dépôts de schiste.

Lors de la fracturation hydraulique, un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques est injecté dans un puits de forage pour fracasser le roc avoisinant et libérer des poches de gaz naturel.

Les opposants à cette méthode affirment qu'elle met en péril l'eau souterraine.

«On ne peut rendre la fracturation hydraulique sécuritaire avec des règles», a dit Mme Linke.

Le gouvernement provincial a rendu public, en mai dernier, un document de travail contenant 116 recommandations qui touchent une multitude de questions, notamment la conception des puits, les redevances et la protection des sources d'eau potable.

La province doit publier la semaine prochaine deux autres rapports sur la fracturation hydraulique. Le premier, rédigé par la docteure Eilish Cleary, directrice de la santé publique de la province, est consacré aux impacts sur la santé de l'exploitation du gaz de schiste. Le second, du biologiste Louis LaPierre, de l'université de Moncton, compile les données sur les règles proposées pour cette industrie.

Mme Linke est d'avis que la province devrait tout simplement stopper le développement de cette industrie.

L'opposition libérale réclame de son côté un moratoire sur la fracturation hydraulique, tant que tous les risques et avantages ne seront pas connus.

Le ministère des Ressources naturelles indique que trois puits expérimentaux de gaz de schiste ont été percés au Nouveau-Brunswick entre 2008 et 2010, et que les trois ont utilisé la méthode de fracturation hydraulique. Un quatrième a été foré à la fin de 2011, mais sans fracturation.

Au total, ce sont 82 puits de gaz naturel qui ont été percés dans la province depuis 1990, dont 49 qui ont utilisé la fracturation.

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