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Mondial-2014 - Qualifs. - Espagne: Iniesta, l'anti-star

11/10/2012 12:07 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

Loin de songer à une course au Ballon d'Or à laquelle il se dit étranger, le milieu espagnol Andres Iniesta pense surtout à aider la sélection ibérique à engranger six points contre le Bélarus, vendredi à Minsk et contre la France, mardi à Madrid, pour les matches de qualification au Mondial-2014.

"Je ne rêve pas du Ballon d'Or. On ne joue pas pour gagner des récompenses individuelles", a encore récemment lancé le champion du monde et double champion d'Europe dans une interview à une radio espagnole.

Pourtant, celui qui fut élu meilleur joueur d'Europe 2012 en club par l'UEFA ainsi que meilleur joueur du dernier Euro pourrait tout à fait se présenter comme un outsider crédible à ce prix.

Oui mais voilà, Iniesta, joueur collectif par excellence, milieu qui fait jouer autant qu'il joue, n'y pense pas, même en se rasant.

A la veille du second match de qualification pour le Mondial brésilien contre le Bélarus (après une première victoire en Géorgie 1-0), toutes les pensées du milieu barcelonais sont focalisées sur la Roja.

Blessé il y a peu à un adducteur et revenu il y a quelques jours pour un clasico très disputé contre le Real Madrid (2-2), Iniesta réapparaît donc au meilleur moment pour aider ses partenaires à passer l'obstacle bélarusse avant de se mesurer aux Bleus.

En dépit d'un clasico en dents de scie, où il est encore apparu un peu court physiquement, Iniesta semble, à 28 ans et après 74 sélections, au sommet de son art.

Capable de distiller de superbes ballons à ses partenaires - qu'ils s'appellent Villa et Torres en sélection ou Messi et Alexis Sanchez en club. Ou de placer une accélération décisive, comme lors du clasico, où son déboulé côté gauche en seconde période avait failli coûter un penalty aux Merengue.

Une chose distingue pourtant le Iniesta catalan du Iniesta sous les couleurs de la Roja: sous les ordres de Del Bosque, le petit milieu de Fuentealbilla (commune du sud-est de l'Espagne) joue généralement en position d'ailier quand il évolue plus au milieu avec son entraîneur du Barça Tito Vilanova.

Questionné avant l'heure sur le choc qui attend l'Espagne face aux Bleus, mardi à Vicente-Calderon, Iniesta se veut rassurant.

"Durant l'Euro, une équipe comme la France était plus préoccupée par nous (que par son propre jeu), c'est le résultat du respect que s'est gagné la sélection", analyse-t-il en rappelant le quart de finale victorieux de la Roja contre la France lors du dernier Euro (2-0).

Ce jour-là, Laurent Blanc, le sélectionneur français de l'époque avait en effet changé son schéma habituel pour évoluer avec un bloc défensif renforcé.

Mais auparavant, la Roja devra toutefois veiller à ne pas se faire surprendre, vendredi, par un Bélarus jusqu'ici sans point au compteur (en 2 matches), mais qui avait tout de même créé quelques difficultés aux Bleus sur le chemin de l'Euro-2012 (1 point pris seulement en 2 matches par les Français contre cet adversaire).

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