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Méningite liée des injections de stéroïdes: 14 morts aux États-Unis

11/10/2012 05:04 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - L'épidémie de méningite causée par des injections de stéroïdes contaminés a fait au moins 14 morts et 170 malades aux États-Unis depuis septembre, ont annoncé jeudi les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), la principale agence de santé publique américaine.

Onze États sont touchés, selon le bilan fourni par les CDC: la Floride, l'Idaho, l'Indiana, le Maryland, le Michigan, le Minnesota, le New Jersey, la Caroline du Nord, l'Ohio, le Tennessee et la Virginie.

Des centaines, voire des milliers de patients atteints de maux de dos ont reçu entre juillet et septembre des injections de stéroïdes pouvant être contaminées par une méningite fongique mortelle.

L'agence américaine du médicament (FDA) a demandé aux médecins de ne pas utiliser de produits provenant du laboratoire New England Compounding Center of Framingham, dans le Massachusetts. Le laboratoire a rappelé 17 676 doses de stéroïdes.

Les stéroïdes contaminés soupçonnés d'avoir provoqué l'éruption de méningite ont été livrés dans 75 cliniques de 23 États.

Cette forme de méningite n'est pas contagieuse. Elle se manifeste notamment par de la fièvre, des douleurs dorsales nouvelles ou accrues, une raideur de la nuque, une sensibilité à la lumière, des douleurs croissantes, une rougeur ou un gonflement à l'endroit de l'injection.

Selon des responsables américains, les laboratoires Framingham avaient réglé à l'amiable en 2004 des poursuites liées à la mort d'un homme de 83 ans victime d'une méningite d'un autre type, un an et demi après une injection. Ameridose, un autre fabriquant dont certains propriétaires sont les mêmes que ceux de Framingham, a été accusé cette année par un client de ne pas avoir séparé les produits stériles des autres dans son entrepôt.

Ameridose, une entreprise de Westborough, aussi dans le Massachusetts, a accepté de suspendre certaines opérations par précaution, mais aucune contamination n'a été prouvée, ont déclaré des responsables mercredi.

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