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L'ONU dénonce le mariage précoce des filles, qui pourrait progresser

11/10/2012 03:05 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

Le mariage des filles avant l'âge de 18 ans, qui nuit gravement à leur éducation et à leur santé, risque d'augmenter dans les vingt prochaines années, avertit un rapport de l'ONU.

Si les tendances actuelles se maintiennent, le nombre de ces mariages précoces passera de 14,2 millions par an en 2010 à 15,1 millions en 2030 (+14%), souligne ce rapport du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), publié jeudi à l'occasion de la Journée internationale de la fille.

Malgré les efforts pour faire reculer cette pratique, le rapport montre que la fréquence des mariages d'enfants est demeurée stable durant la dernière décennie dans les pays en développement.

En 2010, une fille sur trois, soit 67 millions, ont été mariées avant leur dix-huitième anniversaire dans les pays en développement (hors Chine).

La moitié de ces mariages d'enfants (46%) ont eu lieu en Asie, et 37% en Afrique subsaharienne. La pratique existe aussi en Amérique latine et Caraïbes (29%), dans le Pacifique (18%), les pays arabes (15%) et en Europe de l'Est et Asie centrale (11%).

En Asie, le Bangladesh a le plus fort taux (66%). Au Niger, ce sont 75% des jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans qui ont été mariées avant leur 18ème anniversaire (chiffres de 2010).

D'ici à 2030, si rien n'est fait, l'UNFPA prévoit que 130 millions de filles risquent de subir le même sort en Asie du Sud, 70 millions en Afrique subsaharienne et 45,5 millions en Amérique latine-Caraïbes.

avz/are

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