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Le rêve d'un parc Jurassique disparaît

11/10/2012 02:22 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Les T-rex et autres dinosaures resteront créatures du passé. Les paléogénéticiens Morten Allentoft, de l'Université de Copenhague au Danemark, et Michael Bunce, de l'Université Murdoch de Perth en Australie, ont calculé qu'un brin d'ADN conservé à la température idéale de -5 degrés Celsius serait complètement détruit dans un os après environ 6,8 millions d'années.

Selon les scientifiques, il serait donc impensable de trouver de l'ADN intact dans les restes de dinosaures vieux de 80 millions d'années, comme c'est le cas dans Le parc jurassique de Steven Spielberg.

Il reste toutefois un espoir pour les mammouths et autres créatures préhistoriques dont les restes sont encore gelés dans la calotte glaciaire arctique.

Les auteurs de ces travaux en sont venus à cette estimation après avoir analysé les restes fossilisés de 158 spécimens de moas, des oiseaux géants éteints originaires de Nouvelle-Zélande.

L'analyse des os de moas a permis aux chercheurs de comparer la dégradation de l'ADN, car ces restes fossilisés proviennent de différentes périodes d'une même région, où ils ont vécu dans des conditions environnementales semblables.

Les spécimens osseux dataient de 600 à 8000 ans. En observant le degré de dégradation de chacun d'entre eux, l'équipe de recherche a évalué la demi-vie de l'ADN à 521 ans. Cela signifie que tous les cinq siècles, la moitié des liaisons chimiques de la double hélice d'ADN disparaît. L'ADN devient donc illisible après 1,5 million d'années.

Le détail de ces travaux est publié dans les Proceedings of the Royal Society B.

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