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GP de Corée du Sud - Kobayashi, pilote de F1 doué cherche sponsor motivé

11/10/2012 06:45 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

En montant sur son premier podium en Formule 1, dimanche au Grand Prix du Japon, Kamui Kobayashi a réalisé un de ses rêves de jeune pilote, et depuis lundi il fait tout pour que le rêve continue, cherchant à convaincre un sponsor qui lui garantirait la suite de sa carrière en F1.

"J'ai toujours pensé que si on voulait regarder en arrière et se considérer vraiment comme un pilote de F1, il fallait au moins monter une fois sur le podium. Sans cette photo, c'est un peu comme si on n'y avait jamais été, donc ça veut dire beaucoup pour moi", a dit le Japonais de 26 ans au lendemain de sa 3e place à Suzuka, avec une demi-seconde d'avance sur Jenson Button (McLaren).

Lundi, au lieu de se reposer ou de rentrer chez lui, tout près d'Osaka, le pilote Sauber est revenu au circuit pour rencontrer 5.000 fans, après ce qu'il décrit comme "une course très importante dans (sa) carrière" et qui s'est terminée "comme au cinéma".

Sur le podium, le vainqueur Sebastian Vettel, 25 ans, a rappelé publiquement qu'à l'époque de leurs exploits de jeunesse, et de leurs bagarres en Formule 3, un podium de F1 apparaissait comme "un rêve lointain". Depuis, "Koba" a beaucoup appris et il est arrivé en F1 par son seul talent, parce que Peter Sauber l'a repéré lors de deux GP tonitruants, fin 2009, et lui a fait confiance début 2010.

Ces deux dernières saisons, Kamui a parfois souffert de la comparaison avec Sergio Pérez, monté trois fois sur le podium en 2012 et qui remplacera Lewis Hamilton chez McLaren en 2013. Un Mexicain arrivé en F1 grâce aussi à l'argent du milliardaire Carlos Slim (Telmex), alors que Kobayashi, lancé dans le grand bain par Toyota, ne peut plus compter sur un constructeur ou un motoriste japonais pour garder sa place en F1.

Le podium de Kobayashi à Suzuka, ajouté à sa place en 1re ligne à Spa, sur un circuit de référence, vont être bien utiles sur le CV de ce Japonais francophile -il a vécu à Paris- au moment de renouveler son contrat chez Sauber. Et cela même si M. Slim a promis de continuer à financer l'écurie suisse après le départ de Pérez chez McLaren, car il a "un projet à long terme", a dit la directrice de Sauber F1, Monisha Kaltenborn.

Comme M. Slim risque de placer à nouveau un pilote mexicain chez Sauber en 2013, le très prometteur Esteban Gutierrez, la place de Kobayashi est très convoitée par d'autres pilotes plus riches que lui. Alors depuis lundi, dans la foulée de son podium historique, le 3e d'un Japonais en 60 ans de F1, Kobayashi explique que "trouver un sponsor est très important" pour son avenir en F1.

"C'est dommage, et ce n'est pas le travail d'un pilote qui doit plutôt se concentrer sur sa voiture et son pilotage", regrette-t-il. Heureusement, le gentil Kamui sait comment trouver de l'argent. La preuve? Il a lancé une application informatique payante pour récolter des fonds après le tsunami de mars 2011 et la catastrophe nucléaire de Fukushima.

dlo/gv

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