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Destruction d'armes nucléaires: Washington presse Moscou de rediscuter

11/10/2012 05:17 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis ont pressé jeudi Moscou de rediscuter de la prolongation du programme de destruction d'armes nucléaires et chimiques Nunn-Lugar, que la Russie refuse de reconduire.

Les Russes "nous ont dit qu'ils voulaient apporter des révisions à cet accord. Nous sommes prêts à travailler avec eux sur ces révisions, et nous voulons avoir des discussions à ce sujet", a déclaré la porte-parole du département d'Etat américain, Victoria Nuland.

Selon Mme Nuland, des diplomates américains discutent depuis juillet avec Moscou de ce programme, financé par les Etats-Unis depuis vingt ans et qui arrive à expiration en mai 2013.

"Il y a certainement encore du travail à faire dans ce programme et nous allons nous engager dans cet effort", a assuré de son côté le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest aux journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One.

Mme Nuland a mis en avant le fait que ce programme "a bénéficié au peuple russe, au peuple américain". "Il bénéficie à tout le monde et nous espérons pouvoir le continuer", a-t-elle précisé.

La Russie a annoncé mercredi avoir signifié aux Etats-Unis qu'elle ne voulait pas prolonger sa participation au programme de désarmement Nunn-Lugar, qui vise depuis la fin de l'URSS à assurer la destruction d'armes nucléaires et chimiques.

"La partie américaine sait que nous ne souhaitons pas de nouvelle reconduction" après l'expiration du programme existant en mai 2013, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par l'agence de presse Interfax, soulignant que la situation avait "changé" en Russie depuis le début des années 1990.

Le programme CTR (Cooperative Threat Reduction Programs), plus connu comme programme Nunn-Lugar, du nom des deux sénateurs américains à l'origine du projet, a été initié en 1991 et ratifié l'année suivante par le Congrès américain.

Il visait à pallier les risques entraînés par l'implosion de l'URSS en favorisant la reconversion des industries militaires, la protection des technologies sensibles, mais aussi la surveillance et la destruction des arsenaux nucléaires et chimiques dans les pays de l'ex-Union soviétique.

Mais les opérations de surveillance du programme ont aussi impliqué que les services américains accédaient à des informations sensibles.

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