Cancer du sein: les Québécoises moins nombreuses à opter pour une mastectomie

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TORONTO - Les Québécoises atteintes d'un cancer du sein sont beaucoup moins nombreuses que le reste des Canadiennes à choisir la mastectomie comme traitement, selon un nouveau rapport.

Une étude réalisée par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) et le Partenariat canadien contre le cancer montre en effet que le recours à l'ablation totale du sein ou à une chirurgie mammaire conservatrice suivie de radiothérapie varie selon les provinces.

C'est au Québec que le taux de mastectomie est le plus bas, avec seulement 26 pour cent des patientes de la province optant pour l'ablation du sein. Terre-Neuve-et-Labrador affiche le plus haut taux du pays, soit 69 pour cent.

Selon le rapport de l'ICIS, l'âge des femmes et la distance qui les sépare de l'hôpital où elles doivent se rendre pour obtenir leur traitement de radiothérapie, qui exige des visites presque quotidiennes durant plusieurs semaines, sont deux facteurs qui peuvent influencer leur choix.

Le document permet de constater que, pour la période allant de 2007 à 2010, de nombreuses patientes ont décidé de subir une mastectomie pour des raisons de déplacement, le taux excédant les 50 pour cent pour celles qui devaient faire plus de trois heures de route aller-retour.

Selon la Dr Heather Bryant, du Partenaire canadien contre le cancer, l'étude confirme ce que les médecins soupçonnaient déjà: le choix de traitement pour le cancer du sein est basé sur une grande variété de facteurs.

«Grâce à ces renseignements, les planificateurs du système de santé et les médecins sont mieux placés pour identifier les forces et les possibilités des pratiques actuelles, qui peuvent aider à optimiser les soins relatifs au cancer du sein et l'expérience des femmes qui subissent une chirurgie dans le cadre de leur traitement», a indiqué la Dr Bryant.