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Avion intercepté : Damas accuse Erdogan de «mentir»

11/10/2012 09:59 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

La tension entre la Syrie et la Turquie est montée d'un cran jeudi. Damas a accusé le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan de proférer des mensonges à propos des armes présumément trouvées à bord d'un avion de ligne syrien mercredi.

M. Erdogan a affirmé que l'Airbus transportait des « munitions » et du matériel militaire à destination de Damas en provenance de Moscou. Mais une source russe dans les services d'exportation d'armes avait démenti les propos du premier ministre turc.

Le ministère syrien de l'Intérieur a mis au défi M. Erdogan de « montrer ces équipements et les munitions saisis », assurant que ses déclarations n'étaient « pas crédibles ».

Ces échanges ont inspiré au président français François Hollande d'exprimer sa crainte d'une « escalade » entre les deux voisins.

« Créer un conflit international pourrait souder la Syrie contre un agresseur supposé venant de l'extérieur », a-t-il déclaré.

Explosion à Damas

Une forte explosion a retenti jeudi à Damas dans un secteur abritant des bâtiments de l'armée et de la sécurité d'État, ont annoncé des opposants syriens.

Deux groupes rebelles islamistes - Ahfad al Rassoul (les petits fils du prophète) et Ansar al Islam (les défenseurs de l'islam) - ont revendiqué dans un communiqué commun cet attentat.

La télévision d'État a annoncé que deux personnes avaient été blessées lors d'une « explosion d'origine terroriste ».

Front islamiste anti-Assad

Les différents groupes islamistes de la rébellion ont annoncé jeudi la création du « Front pour libérer la Syrie ».

« Nous sommes fiers de notre islamisme et nous sommes islamistes. Mais nous ne voulons pas l'afficher dans un slogan parce que nous pourrions ne pas être à la hauteur de nos responsabilités vis-à-vis de l'islam », a déclaré le chef du Front, Ahmad al Cheikh.

Depuis le début du soulèvement, les différentes franges de l'opposition au régime syrien ont oeuvré en ordre dispersé.

Les différentes factions fonctionnent de façon autonome et n'obéissent pas à un e direction centrale.

C'est après un mois de négociations que les groupes ont abouti à l'accord créant le Front pour libérer la Syrie. Les principales forces qui le composent sont la brigade Farouk, qui opère dans la province de Homs, et Soukour al-Cham, qui opère à Idlib.

« Nous avons aujourd'hui 40 000 combattants et les chiffres ne cessent de grandir, car d'autres brigades ont manifesté leur intérêt », a déclaré le chef du Front Ahmad al Cheikh.

Des groupes radicaux ont été exclus de ce rassemblement.

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