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USA: le film anti-islam n'est pas responsable des violences au Proche-Orient (avocat)

10/10/2012 03:41 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

L'avocat de l'auteur présumé du film "L'Innocence des musulmans", qui doit comparaître mercredi devant la justice à Los Angeles, a affirmé à l'AFP que le brûlot anti-islam n'était pas à l'origine des violences meurtrières survenues en septembre dernier dans le monde arabe.

Un porte-parole de Steven Seiden, un avocat de la défense de Mark Basseley Youssef connu jusqu'ici sous le nom Nakoula Basseley Nakoula, a assuré que de nouvelles informations prouvaient que le film n'était pas à l'origine de l'attaque du consulat des Etats-Unis à Benghazi le 11 septembre, au cours de laquelle l'ambassadeur américain en Libye Christopher Stevens avait été tué.

M. Youssef doit comparaître mercredi devant la justice fédérale pour la deuxième fois, après avoir été arrêté en septembre pour violation de sa liberté conditionnelle, dans le cadre d'une condamnation pour fraude bancaire.

"Nous n'allons pas publier de communiqué pour l'instant", a déclaré le porte-parole, Chris Williams.

"Mais je crois qu'il faut noter que les gens ont dit au départ --le département d'Etat, le président (des Etats-Unis)-- que ces violences au Proche-Orient étaient le résultat (de la diffusion) d'extraits du film".

"Ce n'était pas le cas", a-t-il ajouté, évoquant de nouvelles preuves, sans les détailler. "Tout ce qui a été dit au début n'était pas vrai. C'était un prétexte".

Ce film réalisé aux Etats-Unis, qui dépeint le prophète Mahomet comme un voyou aux pratiques déviantes, a offensé de nombreux musulmans et déclenché une vague de protestations notamment antiaméricaines au Proche-Orient, qui a fait plus de 50 morts.

M. Youssef, 55 ans, est soupçonné d'avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle, après sa condamnation en 2010 pour fraude bancaire.

Il est poursuivi pour huit chefs d'accusation, parmi lesquels fausses déclarations et usage d'au moins trois pseudonymes.

Pour des raisons de sécurité, la presse et le public ne pourront assister, mercredi, qu'à une retransmission de l'audience en direct, depuis un bâtiment voisin.

rr/sam

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