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Sécurité "faible" à Benghazi avant l'attaque (responsable américain)

10/10/2012 12:16 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

L'ancien responsable de la sécurité de l'ambassade et du consulat américains en Libye a indiqué mercredi devant le Congrès que les conditions de sécurité à Benghazi (est) étaient "faibles" avant l'attaque du consulat le 11 septembre.

"La sécurité à Benghazi a toujours été un casse-tête durant mon mandat là-bas", entre février et août 2012, et "la sécurité diplomatique était faible", a déclaré le colonel Andrew Wood, selon le texte de son audition devant une commission d'enquête du Congrès pilotée par les républicains.

Ce militaire de la Garde nationale des forces armées américaines révèle également qu'en "avril, il n'y avait à Benghazi qu'un seul agent de la sécurité diplomatique américaine".

Les demandes faites pour "obtenir du personnel supplémentaire" n'ont jamais été suivies d'effets, indique encore ce responsable du ministère de la Défense.

M. Wood et trois hauts responsables du département d'Etat doivent passer à partir de 16H00 GMT devant la plus haute commission d'enquête du Congrès, pilotée par la majorité républicaine à la Chambre des représentants.

Les textes de leurs auditions ont été rendus publics.

Cette commission enquête sur les conditions de sécurité à Benghazi avant l'attaque armée du 11 septembre, qui a coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres agents américains. L'opposition républicaine reproche à l'administration démocrate des failles en matière de sécurité et de renseignement en Libye.

Dans une lettre la semaine dernière, les deux chefs de cette commission d'enquête, les élus républicains Darrell Issa et Jason Chaffetz, avaient sommé la secrétaire d'Etat Hillary Clinton de faire toute la lumière sur le déroulement de l'attaque et sur les mesures de sécurité du consulat et de l'ambassadeur.

D'après M. Issa, "le poste diplomatique américain en Libye avait plusieurs fois réclamé un renforcement de la sécurité à Benghazi", mais "Washington n'avait pas accédé à cette demande".

Son collègue Chaffetz a enfoncé le clou mardi sur Fox News: il a dénoncé "l'effort concerté du département d'Etat et de la Maison Blanche pour réduire les mesures de sécurité à Benghazi "afin de donner l'impression d'un semblant de +normalisation+ en Libye".

nr/are

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