DIVERTISSEMENT

Sarah Toussaint-Léveillé se dévoile avec l'album La mal lunée (PHOTOS)

10/10/2012 09:03 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST
Robin Cerutti

L'auteure-compositrice-interprète Sarah Toussaint-Léveillé présentait son premier album, La mal lunée, mardi soir, lors d'un lancement fort couru au restaurant Robin Des Bois, à Montréal. Devant parents et amis - ils étaient nombreux -, la jeune artiste a offert un aperçu de six pièces de cette galette, sur laquelle elle travaille depuis déjà un an.

À 22 ans, la fille de l'humoriste François Léveillée se sent prête à faire découvrir au public son univers aux accents de blues, de folk, de jazz et de reggae, teinté autant d'humour que de nostalgie. Celle qui gribouille ici et là des textes depuis l'âge de 15 ans a fait ses premières armes sur scène dans le cadre de divers concours et festivals. On a notamment pu l'applaudir lors de la finale nationale de Cégeps en spectacle, en 2008, au Festival de la chanson de Saint-Ambroise, où elle a remporté trois prix, en 2011, et en demi-finales des Francouvertes 2012, de même qu'en première partie du dernier spectacle de son célèbre papa.

Or, jusqu'à tout récemment, Sarah n'avait jamais ressenti le besoin de graver ses mélodies dans le temps et de les partager avec le plus grand nombre. Aux prises avec une pudeur qui l'empêchait de se dévoiler totalement, elle a vu cette timidité la quitter peu à peu au fil de ses prestations et de ses collaborations.

« Je n'avais jamais nécessairement pensé à faire un album, dans la vie, à présenter ça à un public, a raconté la menue jeune femme. Lorsque j'ai eu envie de faire un disque, j'ai sélectionné les chansons que je voulais enregistrer et que je voulais emmener à une autre étape. Ce sont des chansons que j'ai écrites entre l'âge de 15 et 20 ans. C'est le début de mon processus d'écriture. C'est une entrée en matière! »

« Quand j'ai commencé à chanter, je ne savais pas quel était mon rapport à la scène, a-t-elle poursuivi. J'avais tendance à me cacher derrière un personnage. J'avais une couleur, mais je me cherchais. À 16 ou 17 ans, on ne sait pas exactement qui on est et pourquoi on fait ça. Alors, je n'arrivais pas à aller dans la vulnérabilité. Maintenant, j'arrive davantage à aller dans des zones personnelles et je me dis que j'ai le droit d'être spontanée, de dire d'où je viens et de ne pas me poser de questions par rapport aux autres. »

Autodidacte, cette mélomane invétérée n'a jamais suivi de cours de chant et se consacre, outre sa carrière musicale, à l'écriture de court-métrages et à la conception de vidéoclips qu'elle diffuse sur Internet, assistée de son contrebassiste.

« Je pense que je vais continuer à faire de la musique toute ma vie, parce que j'aime ça, a lancé la sympathique mal lunée. Mais il y a d'autres sphères, d'autres médiums qui m'intéressent aussi. J'aime expérimenter, alors ça pourrait être n'importe quoi! »

Travailler avec son père

Bien sûr, Sarah Toussaint-Léveillé s'attend toujours à se faire questionner sur son environnement familial lorsqu'elle s'attable avec un journaliste pour parler de son parcours. Elle n'hésite d'ailleurs pas à blaguer sur son nom de famille (« Je suis effectivement la fille de Claude Léveillée », a-t-elle badiné en cours d'entrevue) et sur l'influence qu'a eue son père sur son cheminement, lui qui agit à titre de producteur dans le projet La mal lunée.

« Mon père est un grand homme, avec un grand cœur. Mais il est aussi très léger. Alors, ce n'est pas lourd à porter... », a souri la chanteuse, avant d'ajouter sur une note plus sérieuse : « Je respecte énormément mon père, je respecte son parcours. C'est un homme qui n'a jamais pilé sur personne pour se rendre là où il voulait. On travaille ensemble, et moi, je sais qui je suis. Je n'ai pas de complexe d'infériorité, ni de lacunes émotionnelles. Je ne bois pas ses paroles, il ne boit pas les miennes, et on ne se coach pas mutuellement. On communique facilement et c'est un honneur de travailler avec lui. Il a produit l'album, il croit au projet et, pour moi, c'est super flatteur. Il n'aurait pas appuyé le projet s'il n'y avait pas cru, même si je suis sa fille. Il me l'a déjà dit. J'en suis très contente. »

Une vérité que s'est empressé d'approuver le principal intéressé, visiblement très fier de sa progéniture.

« Sarah a un talent exceptionnel, a souligné François Léveillé. Elle a fait ma première partie pendant trois ans, et les diffuseurs sont tombés en amour avec elle. Moi, je dis toujours que le cheminement normal, c'est qu'un enfant aie plus de talent que ses parents. Et c'est son cas ! Elle a plus de talent que moi. Un jour, c'est moi qui ferai sa première partie... Pour l'instant, je fais sa deuxième partie », a dit en riant tendrement celui dont l'autre fille, Emma, œuvre dans la production télévisuelle.

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