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Premier voyage africain de Hollande à Dakar et Kinshasa

10/10/2012 01:07 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — François Hollande effectuera son premier voyage africain en tant que chef d'Etat vendredi et samedi, avec une étape à Dakar, au Sénégal, où il prononcera un discours devant l'Assemblée nationale, et une journée à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), où il participera au sommet de la Francophonie.

Le chef de l'Etat a choisi de se rendre au Sénégal car "c'est un pays qui, sur le plan des principes démocratiques, de son histoire depuis son indépendance, est assez exemplaire", souligne l'Elysée. Il devrait réaffirmer l'engagement de la France en matière de coopération avec Dakar.

En outre, le pays se trouve en "première ligne" sur la question de l'éventuelle intervention militaire dans le nord du Mali, un sujet qui sera largement abordé lors des discussions de François Hollande avec son homologue sénégalais Macky Sall, dès vendredi midi.

Ensuite, le président français prononcera un discours très attendu à l'Assemblée nationale sénégalaise. "Je ne vais pas en Afrique pour me différencier", a assuré mardi François Hollande, interrogé sur ses prédécesseurs lors d'une conférence de presse avec le secrétaire général des Nations unies Ban ki-Moon, reçu à l'Elysée. C'est à Dakar que Nicolas Sarkozy avait tenu en 2007 ses propos controversés sur "l'homme africain" qui ne serait pas encore "entré dans l'histoire".

"Je vais en Afrique pour porter un message, celui de la France aux Africains", a souligné M. Hollande mardi. "Un message de confiance en leur avenir. Un message de solidarité par rapport à leur développement. Et un message d'amitié, car nous avons besoin d'une Afrique dynamique", a-t-il poursuivi.

A l'Elysée, on affirme que le discours de Dakar de François Hollande ne sera en aucun cas une réponse à celui de Nicolas Sarkozy. "Il s'agit de porter une vision de l'Afrique, et de la manière dont on souhaite qu'elle se développe", a-t-on souligné.

Vendredi après-midi, François Hollande se rendra sur l'île de Gorée, lieu de mémoire de la traite négrière en Afrique, avec sa compagne Valérie Trierweiler.

La deuxième étape du voyage africain, Kinshasa, s'avère plus délicate en raison du contexte politique, la réélection de Joseph Kabila à la présidence en 2011 ayant notamment été entachée de fraudes condamnées par la communauté internationale.

En RDC, François Hollande doit participer au sommet de la Francophonie, où la "politique de la chaise vide" n'aurait pas été "compréhensible", justifie l'Elysée, où l'on avance le "sentiment qu'il fallait être à Kinshasa pour donner espoir à l'ensemble des Congolais".

Lors d'un bref entretien avec Joseph Kabila dès son arrivée samedi à 8h, le président français a l'intention d'aborder les sujets qui fâchent: principes démocratiques, respect des droits de l'Homme, "bonne gouvernance", selon l'Elysée. François Hollande ira ensuite rencontrer les représentants de la société civile, d'organisations non gouvernementales (ONG) et d'associations de défense des droits de l'Homme, ainsi que les représentants des sept partis d'opposition siégeant à l'Assemblée nationale.

En fin de journée, après le sommet sur la Francophonie, il s'entretiendra aussi avec Etienne Tshisekedi, ancien Premier ministre, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social, et autre opposant au régime.

Samedi soir, François Hollande participera au dîner officiel organisé par Joseph Kabila, avec les autres participants au sommet, avant de prendre l'avion du retour pour Paris.

Sa compagne, Valérie Trierweiler, participera aux deux étapes africaines. A Kinshasa, elle rencontrera des représentants des enfants des rues puis visitera samedi après-midi l'hôpital pédiatrique Kalembelembe, où elle devrait notamment évoquer le thème de la lutte contre la malaria.

AP-sc/st

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