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Les viols en temps de guerre deviendraient moins fréquents (étude)

10/10/2012 01:21 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Les viols et autres crimes sexuels en situation de guerre sont "une grave menace", mais ils sont plutôt en diminution dans le monde, "et non en augmentation comme le disent de hauts responsables de l'ONU", affirme une étude publiée mercredi.

La présentation de ces crimes dans les médias s'avère souvent inexacte, estime le Rapport sur la sécurité humaine 2012, préparé par des chercheurs de Vancouver, dans l'ouest du Canada, et diffusé au siège des Nations Unies à New York.

Ces crimes "ne sont pas la norme, même dans les pays les plus touchés", selon ces chercheurs. "La République Démocratique du Congo, le Rwanda, la province du Darfour au Soudan, la Sierra Léone, le Liberia et la Bosnie - les pays qui ont reçu le plus d'attention des médias et des organisations humanitaires - sont des exceptions et non la règle", poursuit l'étude financée par plusieurs pays européens.

L'enquête est dirigée par Andrew Mack, ancien responsable du projet Rapport sur la sécurité humaine de l'ONU sous la houlette de l'ancien secrétaire général Kofi Annan.

Intitulé "Violence sexuelle, éducation et guerre: au-delà du discours dominant", le document reproche à ce "discours dominant" de "négliger systématiquement la violence sexuelle familiale dans les pays en guerre, même si elle est beaucoup plus présente que les violences sexuelles perpétrées par des combattants, rebelles, membres de milices et forces gouvernementales".

L'édition 2012 dément aussi une autre idée reçue, selon laquelle un conflit armé détruit le système d'éducation. En se fondant sur des statistiques, le rapport relève que, pendant que les médias parlent surtout d'écoles détruites ou fermées, l'aide internationale peut en fait améliorer la situation.

Il cite l'exemple afghan: depuis 2001, le nombre d'enfants scolarisés est passé de un à six millions, en dépit des violences.

Contrairement à ce qu'on a tendance à croire spontanément, le revenu moyen peut augmenter en temps de guerre, ce qui a un impact positif sur l'éducation, relèvent encore les auteurs.

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