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Le roi de Jordanie nomme un nouveau Premier ministre avant les élections

10/10/2012 07:12 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Le roi Abdallah II de Jordanie a désigné mercredi un vétéran de la politique jordanienne, Abdallah Nsour, comme Premier ministre après la démission de Fayez Tarawneh et de son gouvernement, avant des élections générales anticipées.

"Le roi a accepté la démission du gouvernement de Fayez Tarawneh et a demandé à Nsour de former un nouveau gouvernement", a déclaré un haut responsable du Palais royal à l'AFP.

"La démission de Tarawneh est en conformité avec les amendements constitutionnels récemment introduits, qui stipulent que le gouvernement doit démissionner après dissolution du Parlement", a-t-il ajouté.

Le roi a dissous jeudi le Parlement et convoqué des élections anticipées. Aucune date n'a encore été donnée pour le scrutin, mais le monarque a dit souhaiter qu'il se tienne avant la fin de l'année.

La nouvelle Commission indépendante des élections fixera la date, étant "l'institution mandatée constitutionnellement pour organiser et surveiller les scrutins", a précisé le haut responsable du Palais.

M. Nsour, 73 ans, est né à Salt (nord-ouest) et a fait ses études supérieures en France et aux Etats-Unis.

Cet ancien député et sénateur, qui appelle régulièrement à mettre en oeuvre des réformes et à lutter efficacement contre la corruption, a détenu les portefeuilles des Affaires étrangères, du Plan, de l'Education et de l'Information dans différents gouvernements dans les années 1980 et 1990.

Dans sa lettre de désignation, le roi Abdallah II a appelé M. Nsour à former une équipe ministérielle "à la mesure de la conjoncture nationale et des défis que nous traversons", a indiqué un communiqué du Palais.

Il a également incité le nouveau Premier ministre à coopérer avec la Commission indépendante des élections pour qu'un "Conseil exprimant la volonté authentique du peuple, et ses aspirations à un avenir meilleur, soit élu".

Le souverain a par ailleurs exhorté M. Nsour à "poursuivre le dialogue avec toutes les composantes de la société, des partis et des forces politiques pour les encourager à participer activement aux élections".

"Il faut mettre rapidement en application le programme et les politiques qui assurent la diversification des sources d'énergie", alors que la fourniture du gaz égyptien est toujours interrompue.

La dissolution du Parlement n'a pas convaincu l'opposition islamiste de participer aux prochaines élections. Elle continue de demander la révision du système électoral qui privilégie, selon elle, les régions rurales, considérées comme loyales au gouvernement, dont les partisans dominent le Parlement.

L'opposition réclame aussi un système parlementaire dans lequel le Premier ministre serait issu de la majorité du Parlement et non plus nommé par le roi.

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à l'appel de l'opposition islamiste pour réclamer des réformes.

Le royaume est touché depuis janvier 2011 par des manifestations, petites mais régulières, dans la foulée du Printemps arabe.

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