NOUVELLES

Le pétrole recule à New York, plombé par des craintes pour la demande

10/10/2012 03:15 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont terminé en baisse à New York mercredi, des inquiétudes pour la demande mondiale prenant le pas sur les craintes pour l'approvisionnement en or noir, dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre a lâché 1,14 dollar à 91,25 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après avoir atteint en cours de séance son plus haut niveau depuis près de trois semaines, à 93,66 dollars, le pétrole new-yorkais s'est incliné en fin d'échanges, dans un mouvement de correction technique accentué par des craintes pour la demande.

"Les prix ont échoué à dépasser un seuil de résistance et cela a provoqué un mouvement de correction technique à la baisse", a commenté David Bouckhout, de TD Securities.

En outre, "le rapport mensuel de l'OPEP (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole) a souligné le danger que représente l'économie mondiale pour la croissance de la demande (en brut) dans le monde, en 2013, et cela accentue bien évidemment les craintes déjà fortes du marché" à ce sujet, a-t-il ajouté.

Selon l'OPEP, qui a relevé très légèrement ses prévisions de demande mondiale de brut pour 2012 et 2013, le ralentissement de la production industrielle en Europe, aux Etats-Unis et en Chine pèse sur la consommation.

De fait, son pronostic pour 2013 "risque d'être revu à la baisse, en particulier pendant la première partie de l'année", a prévenu l'organisation, qui représente environ 30% du pétrole pompé dans le monde.

"Le risque provient non seulement des pays de l'OCDE, mais aussi de la Chine et de l'Inde", a-t-elle ajouté.

Les prix restaient toutefois soutenus par de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui abrite certains des principaux producteurs d'or noir du monde, alimentant des inquiétudes sur l'offre de pétrole, dont le transport et la production risquent d'être affectés.

Depuis le bombardement mercredi dernier du village frontalier turc d'Akçakale, qui a causé la mort de cinq civils turcs, l'armée turque répond coup pour coup aux tirs syriens atteignant le territoire turc et dont l'armée régulière syrienne est tenue pour responsable.

Un avion de ligne syrien, soupçonné de transporter des armes, a ainsi été contraint mercredi soir d'atterrir à Ankara par l'armée de l'air turque, selon l'agence de presse Anatolie.

ppa/soe

PLUS:afp