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L'auteur du film islamophobe nie avoir violé les conditions de sa probation

10/10/2012 05:12 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

LOS ANGELES, États-Unis - L'homme derrière le film islamophobe qui a enflammé plusieurs pays musulmans a nié mercredi avoir violé les conditions de la probation qui lui a été imposée après sa condamnation pour fraude bancaire en 2010.

La juge fédérale Christina Snyder, de Los Angeles, a convoqué une audience de témoins le 9 novembre pour Mark Basseley Youssef.

L'homme de 55 ans est détenu par les autorités fédérales depuis le 28 septembre, après avoir été arrêté pour huit violations des conditions de sa probation. Selon les procureurs, M. Youssef a menti à son agent de probation au sujet de son vrai nom et a utilisé plusieurs pseudonymes.

Mark Basseley Youssef a quitté son domicile de la banlieue de Los Angeles et est entré dans la clandestinité après le début des violences contre le film «Innocence of Muslims» le 11 septembre. Le film, dont une bande-annonce a été publiée sur le site YouTube, présente le prophète Mahomet comme un fraudeur, un coureur de jupons et un pédophile.

Les violences se sont répandues dans plusieurs pays musulmans et ont fait des dizaines de morts. Des musulmans ont réclamé un punition sévère contre l'auteur du film. Un membre du gouvernement pakistanais a offert une récompense de 100 000 $US à toute personne qui le tuerait.

Les autorités américaines insistent sur le fait que M. Youssef a été arrêté pour avoir violé les conditions de sa probation, et non à cause du contenu de son film, protégé par le premier amendement de la Constitution des États-Unis.

Mark Basseley Youssef, un chrétien d'origine égyptienne, a été condamné à 21 mois de prison en 2010. Après sa libération, il s'est fait interdire d'utiliser des ordinateurs ou Internet pendant cinq ans sans l'accord de son agent de probation. Il ne doit pas non plus utiliser un autre nom que son nom réel sans l'accord des autorités.

Au moins trois noms ont été associés à cet homme depuis la publication de la bande-annonce du film sur YouTube: Sam Bacile, Nakoula Basseley Nakoula et Mark Basseley Youssef.

Des documents judiciaires indiquent que l'homme s'appelait à l'origine Nakoula Basseley Nakoula et qu'il a changé de nom légalement pour adopter celui de Mark Basseley Youssef, mais il ne l'a jamais dit aux autorités quand il a été accusé de fraude. Selon les documents, il a demandé de changer de nom parce qu'il estimait que Nakoula était un nom de fille.

Il a demandé un passeport avec son nouveau nom, mais son permis de conduire de la Californie porte toujours le nom de Nakoula.

D'après les autorités, l'homme a eu recours à plus d'une dizaine de pseudonymes, ouvert plus de 60 comptes bancaires et utilisé plus de 600 cartes de crédit et de débit pour commettre sa fraude bancaire.

Le nom de Sam Bacile est associé au compte YouTube qui a publié le film sur Internet.

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