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L'armée turque force un avion syrien suspect à atterrir à Ankara

10/10/2012 07:43 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

ANKARA, Turquie - Des avions turcs ont contraint un avion de ligne syrien soupçonné de transporter des armes à atterrir à l'aéroport d'Ankara mercredi, ont annoncé les autorités et des médias turcs.

Selon la chaîne de télévision turque TRT, un Airbus A320 syrien en provenance de Moscou a été intercepté par des avions de combat F-16 alors qu'il entrait dans l'espace aérien turc, et il a été escorté jusqu'à l'aéroport d'Esenboga.

Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Selcuk Unal, a confirmé à l'Associated Press qu'un avion syrien avait été forcé d'atterrir à Ankara. «Nous avons demandé à un avion civil syrien d'atterrir», a-t-il expliqué dans un courriel. «Nous enquêtons.»

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, interrogé par TRT, a affirmé que l'avion avait été contraint d'atterrir en raison d'informations selon lesquelles il était susceptible de transporter de «l'équipement en infraction aux règlements de l'aviation civile».

Selon la chaîne de télévision NTV, 35 passagers se trouvaient à bord de l'avion.

Le chef d'état-major turc, le général Necdet Ozel, a par ailleurs prévenu mercredi que la Turquie répondrait avec «plus de force» si de nouveaux bombardements syriens se produisaient contre son pays, selon l'agence de presse Dogan.

«Nous avons répondu et si (les bombardements) continuent, nous répliquerons avec plus de force», a prévenu le général Ozel, qui a présenté ses condoléances au père de famille dont la femme et les trois filles ont été tuées par des obus syriens à Akcakale la semaine dernière.

Le chef d'état-major a également inspecté les troupes déployées le long de la frontière syrienne, longue de 910 kilomètres.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, très critique envers le président syrien Bachar el-Assad, a quant à lui estimé que la Syrie était «le coeur sanglant de l'humanité et de l'ensemble du monde islamique».

Lors d'une réunion de la Conférence islamique organisée à Istanbul, il a souligné que la Turquie s'était abstenue de réagir à une demi-douzaine d'obus venus de Syrie, mais face à la mort de cinq civils syriens, «nous devions répliquer de la manière la plus forte possible».

Les écoles ont rouvert mercredi dans le village d'Akcakale.

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