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L'armée syrienne se prépare à un assaut final sur Homs (presse)

10/10/2012 04:27 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

L'armée syrienne se prépare à lancer un assaut final sur Homs et sa province dans le centre du pays, indique mercredi un quotidien proche du pouvoir, une ONG rapportant un bombardement intense des quartiers rebelles de la ville.

"Homs pourrait être déclarée province sécurisée dans les heures ou les jours qui viennent, après la progression de l'armée sur tous les axes de la ville et de sa province", affirme le quotidien Al-Watan.

Les secteurs encore tenus par les rebelles sont la cible depuis cinq jours d'une offensive généralisée et l'armée pilonne ces quartiers où des milliers de civils sont pris au piège, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Vendredi, des avions militaires avaient bombardé pour la première fois depuis le début de la révolte cette ville surnommée "la capitale de la révolution".

Mercredi, l'armée tirait des obus contre la vieille ville et les quartiers environnants où sont retranchés les rebelles, selon l'OSDH.

D'après le quotidien du parti au pouvoir al-Baas, les "terroristes", nom donné aux rebelles par le régime, "s'enfuient par les égouts" et "des Afghans et des Tchétchènes ont été tués" par l'armée.

Damas assimile la rébellion à du "terrorisme" financé par l'étranger et assure qu'elle est menée par des groupes jihadistes venus d'autres pays.

"C'est à pleurer tant notre situation est mauvaise", a affirmé à l'AFP un militant qui se fait appeler Abou Bilal et réside dans la vieille ville. "Nous sommes totalement encerclés, il n'y a pas d'échappatoire".

"Les hôpitaux de fortune sont pleins de blessés qui ont besoin d'une intervention chirurgicale et qui doivent être évacués. On est totalement bloqué", a-t-il poursuivi.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a tenté à plusieurs reprises d'entrer à Homs, en vain, rébellion et armée s'accusant mutuellement de violer un cessez-le-feu qui n'a jamais vu le jour.

A 120 km plus au nord, l'armée tentait d'envoyer des renforts vers Maaret al-Noomane, une ville stratégique sur la route reliant Damas à Alep, tombée mardi aux mains des rebelles.

En début d'après-midi, la progression des troupes était toutefois entravée par les rebelles aux abords de Khan Cheikhoune, plus au sud, selon l'OSDH.

"Les avions du régime bombardent violemment Khan Cheikhoune pour permettre aux renforts d'avancer vers Maaret al-Noomane", a affirmé Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.

"Parallèlement, il y des combats au sol aux abords de Khan Cheikhoune, mais les rebelles opposent une résistance féroce, ce qui empêche la progression des troupes", a-t-il ajouté.

Khan Cheikoune, Maaret al-Noomane et Saraqeb --plus au nord et déjà entre les mains des rebelles--, se situent toutes trois sur la route internationale reliant Damas à Alep, d'où leur importance stratégique.

Tous les renforts qui se rendent à Alep (nord) doivent nécessairement les traverser.

De violents combats ont également éclaté près de Maaret al-Noomane et près de Saraqeb, tuant huit rebelles et cinq soldats. Au moins trois chars ont été détruits, selon l'OSDH.

"Si les rebelles, qui ont déjà Saraqeb et Maaret al-Noomane, prennent Khan Cheikhoune, ils isoleront totalement les troupes du régime à Alep car les renforts ne pourront plus arriver", indique M. Abdel Rahmane.

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