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Lance Armstrong - Chronologie d'une chute

10/10/2012 02:01 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

La chute de Lance Armstrong en quelques dates:

20 mai 2010: Floyd Landis, l'Américain déchu de sa victoire au Tour de France 2006 à la suite d'un contrôle positif à la testostérone, avoue s'être dopé durant sa carrière. Dans la foulée, il accuse Armstrong, son ancien leader dans l'équipe US Postal. La Food and Drug Administration (FDA) américaine ouvre une enquête confiée à Jeff Novitzky, célèbre pour avoir fait tomber la sprinteuse Marion Jones dans l'affaire Balco.

22 juillet 2010: alors que Landis détaille ses années de dopage, et notamment deux séances de transfusions sanguines d'Armstrong, le septuple vainqueur du Tour de France fait appel à un avocat réputé pour se défendre dans l'enquête fédérale. Parmi les témoins entendus à huis clos par un grand jury au tribunal fédéral de Californie, Greg LeMond, le premier Américain vainqueur du Tour de France, très critique envers son successeur, estime que l'enquête va produire des preuves "accablantes".

Mi-novembre 2010: Novitzky se rend en Europe, notamment à Lyon au siège d'Interpol.

21 avril 2011: La Gazzetta dello Sport révèle que les autorités d'Italie, de France, de Suisse et d'Espagne coopèrent avec les enquêteurs américains qui travaillent notamment sur un volet financier centré sur Michele Ferrari, le sulfureux préparateur italien d'Armstrong.

Autre gloire du cyclisme américain suspendue pour dopage, Tyler Hamilton raconte à la chaîne américaine CBS avoir vu Armstrong s'injecter de l'EPO lors du Tour de France 1999, l'année de la première de ses sept victoires sur la Grande Boucle.

Contraint de rendre sa médaille d'or des jeux Olympiques 2004 après ses aveux, Hamilton revient à la charge un an plus tard, évoquant un contrôle positif d'Armstrong sur le Tour de Suisse 2001, pour lequel le champion n'a pas été sanctionné. L'Union cycliste internationale (UCI) nie avoir étouffé ce contrôle. Armstrong répond qu'il n'a jamais été contrôlé positif.

20 mai 2011: selon CBS, George Hincapie, le seul coureur qui a accompagné Armstrong dans ses sept Tours victorieux, aurait affirmé aux enquêteurs fédéraux qu'il avait vu son ami se doper.

3 février 2012: la justice américaine abandonne l'enquête fédérale, sans expliquer pourquoi, mais l'Agence antidopage américaine (Usada) poursuit sa propre enquête.

13 juin 2012: L'Usada annonce l'ouverture d'une procédure disciplinaire pour dopage à l'encontre d'Armstrong et de cinq de ses collaborateurs au sein de l'US Postal: Johan Bruyneel, Michele Ferrari, Luis del Moral, Pedro Celaya, Pepe Marti. Le Texan se voit interdit de participer à des compétitions de triathlon, sport qu'il a repris après avoir mis fin à sa carrière cycliste début 2011.

9 juillet 2012: Armstrong tente de stopper la procédure disciplinaire de l'Usada devant les tribunaux civils, estimant que ses droits à un procès équitable ne sont pas respectés.

10 juillet 2012: Le préparateur Michele Ferrari, le médecin Luis del Moral, et l'entraîneur Pepe Marti sont les premiers protagonistes sanctionnés. Ils écopent d'"une suspension à vie dans le cadre d'un système de dopage organisé au niveau de l'US Postal".

20 août 2012: Le tribunal fédéral d'Austin rejette la plainte d'Armstrong, estimant que ce n'est pas aux tribunaux américains de trancher un contentieux sportif.

23 août 2012: Armstrong renonce à faire appel des accusations de dopage de l'Usada. Dans la foulée, l'Agence américaine annonce qu'il sera privé de tous ses résultats depuis le 1er août 1998 et radié à vie du cyclisme. La compétence de l'Usada se limitant au territoire américain, il reviendra cependant à la Fédération internationale de priver le Texan de ses victoires.

10 octobre 2012: L'Usada dévoile le rapport de 1000 pages qu'elle a envoyé à l'UCI. Elle y accuse Armstrong d'avoir "monté le programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport", en s'appuyant notamment sur les témoignages sous serment de 26 personnes, "dont 15 coureurs ayant eu connaissance des activités de dopage au sein de l'US Postal".

Six anciens équipiers du coureur américain, qui étaient encore dans le peloton en 2012 et ont tous avoué s'être dopés, sont suspendus six mois: Levi Leipheimer, Christian Vande Velde, David Zabriskie, Tom Danielson, George Hincapie et Michael Barry.

12 octobre 2012: Le Tour de France annonce qu'il souhaite que les sept victoires d'Armstrong dans la Grande Boucle, de 1999 à 2005, ne soient pas réattribuées, tout en précisant qu'il revient à l'UCI de modifier le palmarès de l'épreuve

Johan Bruyneel, accusé par l'Usada d'avoir joué un rôle majeur dans le système de dopage mis en place à l'époque où il était le directeur sportif de l'équipe d'Armstrong, démissionne de son poste de manageur général de la formation RadioSchack.

17 octobre 2012: L'équipementier Nike annonce avoir mis fin à son contrat avec Armstrong, en raison de "preuves apparemment rédhibitoires" démontrant qu'il s'est dopé.

Le cycliste abandonne la présidence de l'association de lutte contre le cancer Livestrong qu'il a fondée en 2003 après avoir vaincu la maladie six ans plus tôt.

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