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Israël: l'ex-premier ministre Ehoud Olmert envisagerait un retour en 2013

10/10/2012 01:47 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

JÉRUSALEM - Les élections annoncées pour le début de 2013 en Israël pourraient être l'occasion d'un retour politique pour l'ancien premier ministre Ehoud Olmert, considéré comme le seul adversaire à la taille face au chef de gouvernement actuel, Benyamin Nétanyahou.

Ehoud Olmert, membre du parti centriste Kadima, avait démissionné en 2009 en raison des soupçons de corruption qui pesaient contre lui. À en croire son entourage, il n'exclurait pas de revenir dans la vie politique.

«Je peux vous dire qu'il est en train d'y réfléchir et que le système politique fait pression sur lui. (...) Il n'a manifestement pas pris sa décision et nous attendons patiemment», a déclaré mercredi son conseiller Yisrael Maimon à la radio de l'armée israélienne.

Benyamin Nétanyahou a convoqué des élections législatives anticipées mardi soir, justifiant cette décision par l'impossibilité pour sa coalition de s'entendre sur le budget avant le 31 décembre. Premier ministre depuis 2009, M. Nétanyahou jouit d'une forte popularité et n'a pas de concurrent politique d'envergure.

Le premier ministre, qui dirige le parti conservateur Likoud, est crédité de 35 pour cent des intentions de vote dans un sondage publié en septembre par le journal «Haaretz». Un pourcentage plus de deux fois supérieur à celui de la seconde formation politique du pays, le Parti travailliste, dirigé par l'ancienne journaliste Shelly Yachimovich.

Alors qu'Ehoud Olmert, 67 ans, est vu comme le seul concurrent politique pouvant potentiellement l'inquiéter, certains analystes accusent Benyamin Nétanyahou d'avoir devancé la date des élections pour prendre de court l'ex-premier ministre, en situation délicate. La justice l'a innocenté des plus graves accusations de corruption, mais il a été condamné à un an de prison avec sursis en septembre pour «abus de confiance». Il reste mis en cause dans un autre procès pour corruption dans le cadre d'un projet immobilier à Jérusalem.

Si l'opposition accuse le gouvernement Nétanyahou d'avoir accru les inégalités sociales et la pauvreté en Israël, l'actuel premier ministre a à son actif une économie remarquablement stable qui contraste avec la crise mondiale.

Parmi les enjeux soulevés par les élections législatives figurent les rapports conflictuels entre Benyamin Nétanyahou et le président américain Barack Obama. Leurs points de vue divergent sur un futur État palestinien et l'Iran, et leur relation pourrait encore se dégrader s'ils étaient tous les deux réélus. Récemment, le premier ministre israélien a menacé d'intervenir militairement en Iran si les États-Unis ne fixaient pas une «ligne rouge» au programme nucléaire de ce pays.

Benyamin Nétanyahou, qui a accepté avec réticence le concept d'un État palestinien, est également accusé par ses opposants politiques de ne pas avoir fait les concessions nécessaires pour faire avancer le processus de paix avec les Palestiniens.

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