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Iran: reprise du marché libre des changes, le dollar à 33.000 rials

10/10/2012 08:16 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Le marché libre des changes a repris ses activités mercredi à Téhéran avec un dollar cotant à 33.000 rials, après une semaine d'arrêt consécutif à l'effondrement de la monnaie iranienne le 3 octobre, a constaté l'AFP.

Les bureaux de change officiels ont recommencé à vendre ou acheter des dollars, affichés à un taux tournant autour de 33.000 rials (IRR) proche de celui atteint la semaine dernière, et très au dessus de celui que la banque centrale tentait de leur imposer depuis une semaine.

L'envolée du billet vert, passé de 26.000 à plus de 36.000 IRR en quelques heures le 3 octobre, avait entraîné des incidents entre des acheteurs mécontents et la police, et provoqué la fermeture des bureaux de changes et du bazar.

Les changeurs ont rouvert samedi mais refusaient depuis d'effectuer toute transaction, les autorités monétaires leur ayant imposé un taux de 28.500 IRR par dollar qu'ils jugeaient irréaliste.

Une petit marché noir s'est en revanche développé autour d'un dollar à 33.000 IRR.

L'Iran fait face depuis plusieurs mois à une pénurie croissante de devises, empêchant la Banque centrale de soutenir le rial qui a perdu près des deux tiers de sa valeur sur le marché libre depuis le début de l'année.

Cette pénurie résulte des sanctions économiques occidentales de plus en plus rigoureuses contre le programme nucléaire controversé de Téhéran, qui empêchent l'Iran de rapatrier une part importante des devises que lui procurent ses exportations, notamment pétrolières.

Parallèlement au marché libre, le taux bancaire officiel du dollar est toujours de 12.260 rials, mais ce taux fixe, inchangé depuis plusieurs mois, est réservé aux administrations ou à quelques entreprises importatrices dans des secteurs jugés essentiels pour le pays.

Pour tenter de contourner les sanctions bancaires et d'alléger la pression sur le marché libre, le gouvernement a également créé fin septembre un marché de gré à gré entre entreprises exportatrices et importatrices, les premières vendant directement aux secondes des devises bloquées sur des comptes à l'étranger. Le taux pratiqué sur ce marché est en principe un peu inférieur à celui du marché libre.

sgh-lma/sw

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