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Boeuf contaminé par la bactérie E. coli: un troisième cas confirmé au Québec

10/10/2012 05:46 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST
AP
A hamburger made from ground beef containing what is derisively referred to as "pink slime," or what the meat industry calls "lean, finely textured beef," is ready for tasting Thursday, March 15, 2012 in Concord, N.H. Under a change announced Thursday by the U.S. Department of Agriculture, districts that get food through the government's school lunch program will be allowed to say no to ground beef containing the ammonia-treated filler and choose filler-free meat instead. The low-cost filler is made from fatty meat scraps that are heated to remove most of the fat, then treated with ammonium hydroxide gas to kill bacteria such as E. coli and salmonella. (AP Photo/Jim Cole)

BROOKS, Alta. - Le ministère québécois de la Santé a confirmé mercredi un nouveau cas d'infection à l'E. coli dans la province en lien avec la viande bovine provenant de l'usine de XL Foods à Brooks, en Alberta.

L'annonce du ministère porte à trois le nombre de personnes contaminées au Québec par la même souche de la bactérie que celle détectée dans les produits de boeuf des installations de XL Foods de Brooks. Comme dans les deux cas précédents, les symptômes remontent au mois de septembre, et le patient s'est depuis complètement rétabli, sans être hospitalisé.

Le bilan s'élève maintenant à 12 cas confirmés pour l'ensemble du Canada: sept en Alberta, un à Terre-Neuve et un en Colombie-Britannique, en plus des trois cas signalés au Québec.

Par ailleurs, l'avertissement public publié dimanche dernier par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a été mis à jour mercredi soir pour y inclure d'autres produits de boeuf.

Ainsi, certains produits prêts-à-manger de marque Janet's Jerky, distribués au Nouveau-Brunswick et vendus du 17 septembre au 10 octobre, sont visés par la nouvelle mise en garde. Même scénario pour d'autres produits de boeuf cru salé distribués au Québec.

L'ACIA ajoute que ce nouveau rappel vise également des produits de boeuf non étiqueté et sans marque.

Parallèlement, le syndicat des travailleurs de l'usine de Brooks réclame l'amélioration de la formation et des conditions de travail des employés.

Le président de la section 401 des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce Canada (TUAC), Doug O'Halloran, a affirmé mercredi que la sécurité de la viande bovine produite à l'usine de Brooks passait notamment par l'amélioration de la formation et des conditions de travail du personnel.

Selon M. O'Halloran, la cadence de la chaîne de production est trop élevée pour permettre de vérifier adéquatement la propreté des équipements et de la viande. Il a ajouté que le recours de plus en plus fréquent à des employés temporaires venus de l'extérieur du pays posait également problème.

Il a indiqué que la direction de l'établissement n'avait pas voulu collaborer avec le syndicat pour s'assurer que tous les travailleurs reçoivent la formation appropriée et connaissent leurs droits.

Pour Doug O'Halloran, il est important que quelqu'un aborde la question de la sécurité et de la protection des employés, parce que les travailleurs ont souvent peur d'en parler.

La présence d'E. coli à l'usine a été découverte le 4 septembre. Ses produits de boeuf ont depuis fait l'objet d'un rappel massif au Canada, aux États-Unis et à l'étranger.