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Benghazi: un conseiller d'Obama presse Tripoli d'agir (Maison Blanche)

10/10/2012 11:43 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Un proche conseiller du président américain Barack Obama a pressé mercredi les autorités libyennes de mieux coopérer avec les Etats-Unis afin de punir les assaillants du consulat de Benghazi (est), près d'un mois après l'attaque qui a coûté la vie à quatre Américains.

John Brennan, principal conseiller de M. Obama pour l'antiterrorisme, a rencontré mercredi à Tripoli Mohamed al-Megaryef, président du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, a indiqué le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Tommy Vietor.

Les deux responsables "ont discuté de l'enquête qui se poursuit sur l'attaque de Benghazi, et des mesures supplémentaires que la Libye peut prendre pour mieux assister les Etats-Unis afin de faire en sorte que les coupables rendent des comptes", a précisé M. Vietor.

De même source, "M. Brennan a encouragé les responsables libyens à agir rapidement pour affiner leurs politiques et à renforcer les capacités de l'Etat en matière policière et judiciaire, et a exhorté la Libye a profiter rapidement des offres d'aide ciblées en provenance des Etats-Unis et d'autres partenaires internationaux".

La présence à Tripoli de M. Brennan avait été auparavant annoncée de source libyenne. Outre M. Megaryef, le collaborateur du président Obama devait aussi rencontrer des responsables des ministères libyens des Affaires étrangères et de l'Intérieur.

Cette visite intervient près d'un mois après l'attaque contre le consulat américain à Benghazi qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis Chris Stevens et trois autres Américains le 11 septembre dernier.

Elle coïncide par ailleurs avec l'audition de quatre responsables devant la plus haute commission d'enquête du Congrès, pilotée par la majorité républicaine à la Chambre des représentants, qui dénonce des failles en matière de sécurité et de renseignement dans cette affaire.

Tripoli, ainsi que l'administration Obama, ont donné plusieurs versions sur les circonstances et les motivations des auteurs présumés de l'attaque du consulat initialement mise sur le compte d'hommes armés en colère contre un film anti-islam.

Mercredi, un responsable américain a indiqué que les mesures de sécurité étaient "faibles" avant l'attaque de Benghazi.

En pleine campagne présidentielle, le camp du prétendant républicain à la Maison Blanche Mitt Romney brocarde quotidiennement celui de M. Obama, lui reprochant d'avoir tardé à reconnaître qu'il s'agissait d'un "attentat terroriste" impliquant Al-Qaïda.

tq-bur/are

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