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Attaque contre le consulat américain: un conseiller d'Obama se rend à Benghazi

10/10/2012 01:30 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

TRIPOLI, Libye - Le principal conseiller du président Barack Obama pour le contre-terrorisme, John Brennan, s'est rendu en Libye pour rencontrer les dirigeants du pays dans le cadre de l'enquête sur l'attaque contre le consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l'ambassadeur des États-Unis a été tué.

John Brennan a rencontré mercredi le président libyen par intérim, Mohammed el-Megarif, et le ministre des Affaires étrangères, Achour ben Khayal.

Le porte-parole du Congrès national général, Omar Humidan, a affirmé que tous étaient d'accord pour que l'enquête sur l'attaque du 11 septembre soit menée de manière secrète.

À Washington, une commission de la Chambre des représentants se penchait mercredi sur les failles de sécurité survenues lors de l'attaque.

Le département d'État affirme désormais qu'il n'a jamais cru que l'attaque était une manifestation ayant mal tourné. Selon le département d'État, il s'agissait d'une attaque préméditée.

Cette version, fournie mardi par un responsable du département d'État, donne des munitions aux républicains du Congrès pour critiquer l'administration Obama sur ses premières explications de l'attaque.

Dans un premier temps, l'administration Obama avait affirmé que la manifestation était liée au film islamophobe «Innocence of Muslims» ridiculisant le prophète Mahomet.

Cela n'a jamais été la conclusion du département d'État, a affirmé un responsable.

La commission de surveillance et de réforme du gouvernement, dirigée par les républicains, tenait une audience mercredi sur les failles en matière de sécurité dans cette attaque.

Le président de la commission, le républicain Darrell Issa, a accusé le département d'État de ne pas avoir tenu compte des demandes de ses diplomates en Libye visant à faire renforcer la sécurité dans les mois et les semaines qui ont précédé l'attaque à Benghazi.

L'ancien responsable de la sécurité des diplomates américains en Libye, Eric Nordstrom, devait notamment témoigner mercredi. Il a déjà confié à la commission que ses demandes visant à obtenir un renforcement de la sécurité avaient été ignorées, alors qu'il redoutait des violences.

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