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Washington presse Rangoon et Dacca de protéger la minorité Rohingya

09/10/2012 07:29 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis ont pressé mardi la Birmanie et le Bangladesh de protéger les droits de la minorité musulmane apatride des Rohingyas, considérée par l'ONU comme l'une des plus persécutées de la planète.

"Nous avons demandé instamment au Bangladesh de déclarer ces gens et d'améliorer leurs conditions de vie", a affirmé une responsable du département d'Etat américain, Kelly Clements, lors d'un colloque organisé à Washington par les ONG Open Society Foundations et Refugees International.

De retour d'une mission dans ces pays, Mme Clements, en charge des réfugiés et des migrations, a indiqué avoir évoqué avec les autorités de Rangoon "un chemin vers la citoyenneté" pour les membres de cette minorité apatride.

"La paix ne sera possible dans l'Etat Rakhine (ouest de la Birmanie) qu'avec le développement économique, la diminution de la pauvreté et des droits fondamentaux accordés aux habitants", a-t-elle souligné.

"Les solutions semblent malheureusement de plus en plus hors d'atteinte", a déploré Mme Clements, qui travaille sur cette minorité depuis vingt ans et a constaté une aggravation de la malnutrition et le retrait d'enfants de l'école.

Environ 800.000 d'entre eux vivent en Birmanie, pays qui les considère comme des immigrés clandestins, tandis que 300.000 se sont réfugiés au Bangladesh.

La région où vit cette minorité, à la frontière entre les deux pays, a été le théâtre de violences entre membres de l'ethnie bouddhiste rakhine et Rohingyas, qui ont fait quelque 90 morts depuis juin.

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