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Syrie: les combats à Qousseir poussent les habitants vers le Liban

09/10/2012 12:09 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

Environ 400 Syriens venus de villages de la région de Homs (centre), prise d'assaut lundi part l'armée, ont fui vers le Liban ces dernières 24 heures, a affirmé mardi à l'AFP un responsable de la sécurité libanaise.

"Il s'agit d'hommes, de femmes et d'enfants, qui ont fui les villages près de la ville de Qousseir pris par l'armée ces dernières heures", a indiqué ce responsable qui a refusé d'être identifié.

Lundi, une source au sein des services de sécurité syriens avait annoncé une offensive généralisée sur Homs, poumon industriel de la Syrie, qui fut à l'avant-garde de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad.

Beaucoup de ces villageois ont traversé la frontière toute proche, à pied alors que d'autres sont venus en motos ou à dos d'âne, a constaté un correspondant de l'AFP dans la plaine de la Bekaa, dans l'est du Liban. Le passage est dangereux car une grande partie de la frontière est minée.

"Nous avons fui Nizariyé car l'enfer s'était abattu sur notre village qui est désormais pratiquement vide", a affirmé Qassem al-Masri, 45 ans, arrivé mardi à Arsal, dans la Bekaa.

Qassem al-Masri est arrivé au Liban en moto avec sa femme et ses deux enfants.

Le correspondant a aussi vu plusieurs ambulances le long des routes près de la frontière, qui transportaient des blessés évacués au Liban par des proches.

"Comme leurs villages sont près du Liban beaucoup d'habitants de Qousseir ont de la famille dans la Bekaa", a expliqué à l'AFP un journaliste-citoyen de Qousseir, joint par internet.

"La route est dangereuse, spécialement pour les familles avec des enfants. C'est pourquoi les gens restent le plus longtemps possible, avant de se décider à fuir. Mais maintenant que l'armée entre dans le village, c'est impossible de rester. Il y a trop de violence", a expliqué Hussein.

Au 5 octobre, au moins 85.000 réfugiés syriens recevaient l'assistance de l'ONU au Liban.

Le bureau du Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés à Beyrouth a indiqué qu'il vérifiait les derniers chiffres.

hek-ser/sk/feb

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