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Pétrole: Ryad s'engage à satisfaire aux besoins du marché

09/10/2012 04:29 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi a déclaré mardi que son pays s'engageait à satisfaire aux besoins du marché pétrolier, en marge d'une réunion pétrolière à Ryad.

"Nous allons fournir au marché ce dont il a besoin", a déclaré à la presse M. Nouaïmi, dont le pays est l'un des principaux producteurs mondiaux.

"Nous allons travailler à modérer les prix", a ajouté le ministre en marge de la réunion avec ses pairs du Conseil de coopération du Golfe (CCG), formé également des Emirats arabes unis, de Bahreïn, d'Oman, du Qatar et du Koweït.

"Les prix continuent à être élevés et nous voulons voir (le baril) de Brent à 100 dollars", a-t-il précisé

A propos de la production saoudienne, M. Nouaïmi a indiqué qu'elle avait varié cette année entre 9,7 et 9,9 millions de barils par jour avec une pointe à 10,1 millions de barils par jour. "Le plus important pour nous est de satisfaire à la demande des consommateurs", a-t-il souligné à ce propos.

Dans un discours à l'ouverture de la réunion, le ministre saoudien a rappelé que les "prix du pétrole ont atteint en mars un niveau inégalé depuis 2008, ce qui était de nature à affecter l'économie mondiale et celles des pays en développement et des pays émergents". Ce niveau des prix pouvait avoir aussi "un impact négatif sur la demande mondiale de pétrole", a-t-il ajouté.

"Les pays du CCG ont une importante place dans l'économie mondiale. Ils bénéficient de sa croissance et souffrent de ses contractions", a-t-il dit.

"Nos pays ont déployé d'importants efforts pour rétablir la stabilité du marché (...) et nous poursuivrons notre politique consistant à calmer les craintes du marché, à l'approvisionner en cas de besoin et à limiter les fortes fluctuations des prix", a encore souligné M. Nouaïmi.

Le 10 septembre, le ministre saoudien avait estimé, dans un communiqué, que le prix élevé du brut ne se justifiait pas par les fondamentaux du marché.

"Les prix élevés actuels ne sont simplement pas soutenus par les fondamentaux du marché. Le marché est bien équilibré en ce qui concerne l'offre, la demande et le niveau des stocks", avait-il souligné.

"L'Arabie saoudite prend toujours les décisions nécessaires pour ajuster l'offre et la demande. Le royaume va répondre aux besoins de tous ses clients parmi les compagnies pétrolières", avait ajouté le ministre.

Mardi, les cours du pétrole sont repartis à la hausse en Asie, les investisseurs achetant à bon prix, en dépit de perspectives toujours très sombres pour l'économie mondiale.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison novembre s'appréciait de 92 cents, à 90,25 dollars, alors que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance avançait de 91 cents à 112,73 dollars.

Les cours se ressentent du tassement de la croissance de la Chine, premier consommateur mondial d'énergie, qui entraîne dans son sillage l'ensemble de l'économie régionale et au-delà, relève Justin Harper, analyste du courtier IG Markets.

Le Fonds monétaire international (FMI) a de nouveau abaissé ses prévisions de croissance mondiale lundi, à 3,3% en 2012 (contre 3,5% attendu initialement en juillet) et à 3,6% en 2013 (contre 3,9%), dans son rapport semestriel publié à Tokyo avant son assemblée générale.

Le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la Chine, en 2012 et 2013, malgré les efforts de Pékin pour stimuler l'activité dans la deuxième économie mondiale.

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