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Polanski: les mémoires de la présumée victime doivent sortir à l'automne 2013

09/10/2012 01:05 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Samantha Geimer, avec laquelle le cinéaste franco-polonais Roman Polanski avait eu des relations sexuelles en 1977 alors qu'elle était âgée de 13 ans, écrit un livre sur son histoire, a annoncé mardi son éditeur Atria Books.

Aujourd'hui âgée de 47 ans, Samantha Geimer devrait sortir «The Girl: Emerging from the Shadow of Roman Polanski» («La fille: sortir de l'ombre de Roman Polanski») l'automne prochain. Selon son éditeur, le livre donnera des «éléments de nombreux aspects de l'histoire qui n'ont jamais été révélés auparavant».

«Je suis plus que la 'fille victime sexuelle', l'étiquette que les médias m'ont collée», a déclaré Samantha Geimer dans un communiqué diffusé mardi par son éditeur, ajoutant: «J'offre mon histoire aujourd'hui sans rage, mais avec un but, partager un conte qui, dans ses détails, me permettra de me réapproprier mon identité.»

Roman Polanski a plaidé coupable en 1977 de relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer. Il a quitté les États-Unis en 1978 avant l'énoncé de la sentence, craignant que le juge chargé de l'affaire ne change d'avis et ne le condamne à une peine plus sévère.

Le réalisateur de «Rosemary's Baby» avait été arrêté le 26 septembre 2009 en Suisse car les autorités judiciaires américaines avaient requis son extradition pour avoir eu des relations sexuelles avec Samantha Geimer. Le réalisateur avait passé plus de deux mois en prison avant d'être assigné à résidence dans son chalet de Gstaad.

La Suisse avait fini par refuser son extradition vers les États-Unis en juillet 2010, arguant que la requête américaine présentait des lacunes qui n'avaient pas pu être comblées et que des questions de bonne foi se posaient en regard du droit international public, avait déclaré la ministre de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf.

Polanski, 79 ans, circule librement entre la France et la Suisse et fait toujours l'objet d'un avis de recherche international dans 188 pays, une «notice rouge» d'Interpol émanant des États-Unis.

Samantha Geimer, qui l'avait poursuivi en justice avant de conclure un accord financier de 500 000 $ en 1993, a déclaré qu'elle lui pardonnait.

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