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Mitt Romney: "nous sommes encore loin d'une action militaire" contre l'Iran

09/10/2012 07:28 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

Mitt Romney, le candidat républicain à la Maison Blanche, a affirmé mardi être "encore loin d'une action militaire" contre l'Iran pour stopper son programme nucléaire, tempérant son discours offensif de la veille.

"Le test que j'appliquerai est que l'Iran ne doit pas obtenir les capacités pour produire une arme nucléaire", a déclaré Mitt Romney dans un entretien sur la chaîne CNN.

"Mais nous devons admettre que nous sommes encore loin d'une situation où une action militaire serait nécessaire. J'espère que cela ne sera jamais nécessaire. J'espère qu'avec des sanctions extrêmement sévères et notre action diplomatique nous pourrons empêcher l'Iran d'emprunter un chemin qui les ferait franchir cette ligne", a poursuivi le candidat républicain.

L'Iran est accusé par les Occidentaux et Israël de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément.

Mitt Romney a pris soin de placer la ligne rouge à l'obtention de "capacités" d'armes nucléaires, et non simplement à la fabrication des armes elles-mêmes.

Interrogé sur sa réaction si Israël lançait une attaque sur l'Iran, le candidat a répondu qu'il s'attendait à être prévenu en avance de toute initiative israélienne: "Si j'étais président, les actions d'Israël ne seraient pas une surprise pour moi".

"L'espoir est grand et les chances sont réelles de dissuader l'Iran d'emprunter un chemin qui les conduit à une situation nucléaire. Mais cela exigera de l'Amérique une force réelle, et de ne montrer aucune distance entre nous et Israël", a indiqué Mitt Romney, ami personnel du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu depuis les années 1970.

Après son nouvel appel à armer l'opposition syrienne lundi, Mitt Romney a précisé dans la même interview que "ces armes pourraient venir des Turcs ou des Saoudiens".

Dans un discours au ton très dur, à l'Institut militaire de Virginie lundi, le républicain avait critiqué le président Barack Obama pour sa "passivité" au Moyen-Orient. Affirmant vouloir renforcer les sanctions contre l'Iran, il n'avait toutefois pas précisé quel autre type d'actions il entreprendrait s'il était élu.

ico/are

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