NOUVELLES

Le pétrole en hausse à New York, porté par les tensions au Proche-Orient

09/10/2012 09:42 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse mardi, soutenus par la poursuite des violences au Moyen-Orient qui faisaient craindre des perturbations pour l'offre en brut, les courtiers gardant également un oeil sur l'Europe.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre montait de 90 cents à 90,23 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les cours du brut trouvent du soutien ce matin dans les tensions qui continuent de prendre de l'ampleur au Moyen-Orient, à la frontière entre la Turquie et la Syrie", a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

L'artillerie turque a répliqué lundi, pour la sixième journée consécutive, en tirant sur des positions de l'armée fidèle au président syrien Bachar al-Assad, après des tirs sur le territoire turc en provenance de Syrie.

Ces violences faisaient redouter au marché des perturbations dans les acheminements d'hydrocarbures transitant dans la région.

D'autre part, "des rebelles au Soudan ont attaqué lundi la capitale provinciale de la principale région productrice de pétrole dans le pays" frontalière du Soudan du Sud, ont ajouté les experts de Commerzbank.

Cependant, le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi s'est appliqué mardi à apaiser les inquiétudes sur l'offre mondiale de brut, en déclarant que son pays, premier exportateur d'or noir au monde, s'engageait à satisfaire les besoins du marché pétrolier, en marge d'une réunion pétrolière à Ryad.

Par ailleurs, "les prix continuent à évoluer au gré des développements en Europe (...) alors que la chancelière allemande (Angela Merkel) se rend en Grèce", a ajouté M. Lipow, notant que les courtiers craignent les conséquences d'une crise de la dette prolongée en zone euro sur la demande en brut.

Mme Merkel est ainsi arrivée mardi sous haute sécurité à Athènes pour sa première visite depuis le début de la crise de la dette, marquée par des manifestations contre l'austérité prônée par l'Allemagne, premier bailleur de fonds européen.

Athènes attend depuis juin une tranche de 31,5 milliards d'euros, mais la zone euro a demandé à la Grèce d'agir d'ici le prochain Sommet européen du 18 octobre pour mettre en oeuvre les réformes promises, avant tout nouveau déblocage de fonds.

ppa/sl/mdm

PLUS:afp