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Koweït: arrestation parmi les activistes apatrides (avocat)

09/10/2012 06:33 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

La police koweïtienne a arrêté 23 activistes apatrides, accusés d'être derrière la manifestation du 2 octobre pour la naturalisation, a indiqué mardi un avocat défenseur des droits de l'Homme.

Le chef du Comité des Bidoun (apatrides), Ahmad al-Tamimi et son adjoint Ali al-Enezi, figurent parmi les personnes arrêtées, a indiqué à l'AFP le directeur de l'Association koweïtienne des droits de l'Homme, Mohammed al-Humaidi.

"Aujourd'hui, le procureur général a ordonné la libération, en attendant leur jugement, de cinq adolescents de 14 à 16 ans contre une caution de 715 dollars pour chacun", a-t-il ajouté.

Les 18 autres restent en détention et sont accusés comme les premiers d'avoir bravé une interdiction de se rassembler, selon M. Humaidi.

Le 2 octobre, la police anti-émeutes a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des centaines d'apatrides qui réclamaient leur naturalisation.

La manifestation a eu lieu Place de la Liberté à Jahra, à 50 km à l'ouest de la capitale koweïtienne et au moins trois personnes, dont un policier, ont été blessées dans les heurts à Taima, localité proche de Jahra, où vivent des dizaines de milliers de Bidoun.

Encouragés par le Printemps arabe, des apatrides manifestent régulièrement depuis février 2011 pour faire entendre leurs revendications, en particulier leur droit à la citoyenneté, mais aussi un droit au travail et à la santé.

Le gouvernement du riche émirat pétrolier du Golfe a, dans le passé, fait plusieurs promesses, la plupart non tenues.

Quelque 200 apatrides ont été poursuivis en justice pour rassemblement non autorisé, résistance ou attaque contre la police. Plusieurs d'entre eux ont été acquittés, d'autres attendent une décision de justice.

Avant cette manifestation, Refugees International, Human Rights Watch et Amnesty International ont appelé l'émir du Koweït, Sabah al-Ahmad Al-Sabah, à trouver une solution à la situation critique des apatrides.

En décembre, le Koweït avait annoncé que 34.000 des 105.000 apatrides qui vivent dans le pays étaient éligibles à la nationalité, accusant les autres de cacher leur véritable nationalité.

oh/mh/hj

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