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Egypte: manifestation en mémoire des Coptes tués dans des violences l'an dernier

09/10/2012 06:17 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

Une manifestation est prévue mardi au Caire en mémoire des 28 personnes tuées il y a un an jour pour jour lorsqu'une manifestation de Coptes (chrétiens d'Egypte) a été violemment réprimée par les forces de l'ordre.

L'Union des jeunes de Maspero, qui rassemble des militants coptes, a appelé à défiler "pour le premier anniversaire du massacre de Maspero", du nom du secteur connu sous ce nom dans le centre du Caire et où ont eu lieu les violences, juste devant le bâtiment de la télévision d'Etat.

"La seule demande politique en cette journée est de réclamer justice pour les martyrs et que les criminels impliqués dans ce massacre soient jugés", indique le groupe sur Facebook.

"Les autorités égyptiennes ont échoué à mener une enquête impartiale et indépendante sur les circonstances des violences et à amener les responsables à rendre des comptes", selon l'ONG Amnesty International, d'après qui le bilan final est de 28 morts et de centaines de blessés.

Le 9 octobre 2011, des milliers de Coptes avaient manifesté du quartier de Chobra vers Maspero pour protester contre l'incendie d'une église dans le gouvernorat d'Assouan (sud) avant que la marche ne dégénère en affrontements avec les soldats stationnés devant la télévision.

Des versions divergentes ont circulé sur l'origine des violences. Plusieurs témoins ont dit à l'AFP que les manifestants avaient été visés par les tirs de soldats et que plusieurs personnes étaient mortes écrasées par des véhicules blindés.

L'armée, au pouvoir à l'époque, a démenti avoir fait un usage excessif de la force, assurant qu'elle ne tirait "jamais sur les civils" et que "certains manifestants avaient des sabres et des cocktails molotov".

Les militaires, portés aux nues après le soulèvement qui a renversé Hosni Moubarak en février 2011, ont été très critiqués pour leur gestion des évènements de Maspero, à l'étranger comme en Egypte.

La colère a aussi visé les médias d'Etat, accusés d'avoir tenu un discours incitant à la haine contre les chrétiens dans leur couverture des violences.

Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des Egyptiens selon les estimations, s'estiment discriminés dans une société en grande majorité musulmane. Ils ont été visés par plusieurs attentats, en particulier celui du Nouvel an 2011 contre une église à Alexandrie.

iba/hj

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