NOUVELLES

Le pétrole termine en baisse à New York, craintes sur la demande mondiale

08/10/2012 02:45 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Les prix du pétrole ont reculé lundi à New York, les courtiers s'inquiétant de la révision à la baisse de la croissance asiatique par la Banque mondiale et des incertitudes sur la zone euro, deux facteurs pouvant peser sur la demande énergétique mondiale.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre a reculé de 55 cents à 89,33 dollars.

Dans un marché faible en volumes en ce lundi semi-férié aux Etats-Unis (Colombus Day), les prix de l'or noir "ont été tirés vers le bas par la révision à la baisse par la Banque mondiale de la croissance en Asie, notamment en Chine", deuxième pays consommateur de pétrole au monde, a indiqué Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.

Selon l'institution internationale, l'économie chinoise ne devrait croître que de 7,7% cette année, contre 9,3% l'an dernier.

Elle devrait entraîner dans son sillage l'ensemble des pays en développement de l'Asie de l'Est et du Pacifique, dont la croissance plafonnera à 7,2% cette année, soit un point de moins que l'an dernier.

Parallèlement, "toutes les réunions en cours et à venir en Europe sont potentiellement porteuses de mauvaises nouvelles" et "rendent les investisseurs nerveux", a noté M. Lynch.

Les ministres des Finances des 17 se sont réunis lundi à Bruxelles, notamment pour entériner l'acte de naissance du Mécanisme européen de stabilité (MES), un instrument financier permanent de 500 milliards d'euros, destiné à remplacer le Fonds de secours actuel, le FESF.

Mais le marché attend toujours que l'Espagne, qui a récemment dévoilé des réformes structurelles importantes, fasse officiellement une demande d'aide financière globale à l'Europe, ce à quoi Madrid s'est montré plutôt réticente jusqu'à présent.

Et la situation de la Grèce, qui attend toujours le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide, revenait sur le devant de la scène, avec la visite mardi de la chancelière allemande Angela Merkel à Athènes.

Le baril de pétrole à New York a par ailleurs pâti du regain d'intérêt pour le dollar face aux monnaies européennes. Un renchérissement du billet vert rend en effet moins attractifs les achats de brut libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.

jum/ved/are

PLUS:afp