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Le pétrole ouvre en baisse à New York, inquiet pour la croissance

08/10/2012 09:29 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont démarré à la baisse lundi une séance faible en volume d'échanges à New York, en raison d'un jour semi-férié (Columbus Day) aux Etats-Unis, dans un contexte de craintes pour la croissance chinoise et de nervosité en zone euro.

Vers 13H29 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre cédait 79 cents à 89,09 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Il y a nettement moins de volumes dans les échanges aujourd'hui (...) et il semble que l'on soit parti pour se rapprocher de l'un des prochains seuils techniques à la baisse, à 87,70 dollars (le baril)", a relevé Robert Yawger, de Mizuho.

"Les ministres de la zone euro se réunissent dans la journée mais on doute que l'Espagne demande rapidement (à l'Europe) de débloquer des fonds" dans la cadre d'un plan de sauvetage financier global que les investisseurs attendaient avec nervosité, a-t-il continué.

"Cela accentue la pression à la baisse, sur l'ensemble des marchés financiers (...) sans compter les nouvelles prévisions de la Banque mondiale (BM) sur l'économie asiatique", a-t-il ajouté.

Selon ces prévisions, la croissance économique de la Chine, deuxième économie de la planète et deuxième pays consommateur de brut, ne devrait être que de 7,7% cette année, contre 9,3% l'an dernier, un ralentissement de nature à peser sur ses besoins énergétiques.

D'autre part, les prix de l'or noir creusaient les pertes enregistrées vendredi après le rapport mensuel sur l'emploi et le chômage aux Etats-Unis.

"Les chiffres plus encourageants qu'attendu sur l'emploi américain modèrent les besoins de rachats d'actifs de la Réserve fédérale américaine (Fed)" destinés à stimulés l'économie, et dont l'annonce mi-septembre avait revigoré le marché pétrolier, ont noté les experts de Commerzbank.

En outre, "l'accroissement de l'écart entre les prix du Brent (à Londres) et du WTI à plus de 22 dollars (lundi), se doit en partie à la hausse de la production américaine qui a atteint son plus haut niveau depuis décembre 1996", ont souligné les experts de Commerzbank.

Cette production se situe désormais à 6,5 millions de barils produits par jour, selon le ministère du département américain de l'Energie (DoE).

En revanche, le Brent londonien voit son recul tempéré par les inquiétudes des investisseurs sur l'offre d'or noir, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient.

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