NOUVELLES

Le mouvement coopératif s’affirme comme un rempart face à la crise

08/10/2012 08:43 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Canada-économie-coopératives-société-France,2ELEAD

Le mouvement coopératif s'affirme comme un rempart face à la crise

ATTENTION - ajoute ouverture officielle, citations ///

QUEBEC, 8 oct 2012 (AFP) - Le premier Sommet international des coopératives 2012 qui réunit près de 2.800 participants de 91 pays s'est ouvert lundi à Québec en se donnant pour objectif de convaincre que son modèle économique est un moyen efficace de résister à la crise.

"Le mouvement coopératif porte en lui un espoir extraordinaire pour bâtir un monde meilleur. Il porte en lui des outils de développement des personnes et de l'économie (...) Il a traversé les crises sans trop de turbulences", a souligné lors d'une conférence de presse Monique Leroux, la présidente du Mouvement Desjardins, organisation de coopératives et institution financière majeure au Canada, à l'initiative du sommet.

"Neuf études scientifiques inédites vont être dévoilées lors du sommet et appuyer de façon éclatante notre propos", a-t-elle annoncé.

"Je crois fermement en la nécessité de construire une économie 'plurielle', qui s'appuie à la fois sur un secteur public efficace, sur un secteur privé bien régulé et un secteur coopératif fort", a encore dit Mme Leroux.

Organisé pour la première fois, ce sommet des coopératives veut être le porte-voix d'une économie "sociale et solidaire" qui emploie quelque 100 millions de personnes à travers le monde, selon des estimations.

"Le mouvement coopératif est formé d'un milliard d'adhérents, pas d'un milliard d'idéalistes. Ils sont membres d'une coopérative parce que ça répond à leurs besoins. Nous sommes ici pour définir le futur du mouvement coopératif et faire entendre ce milliard de voix", a dit de son côté Mme Pauline Green, présidente de l'ACI (Alliance coopérative internationale), elle aussi hôte du sommet.

La place de ce secteur dans la formation, particulièrement à l'université, sera également un des enjeux des travaux du sommet. "J'en suis le premier désolé mais on n'enseigne pas aux étudiants ce modèle économique", a relevé Dr J. Colin Dodds, président et recteur de l'Université Saint Mary's de Halifax, sur la côte atlantique du Canada.

La France était représentée lundi par le ministre délégué de l'Economie sociale et solidaire Benoît Hamon.

En matière de gestion coopérative, "le Québec est un exemple dont la France doit s'inspirer", a-t-il déclaré, soulignant que les deux parties avaient "la même approche de la biodiversité économique".

Le ministre a reconnu, lors d'une conférence de presse, que "la réalité du mouvement coopératif n'était pas le même en France et au Québec", tout en estimant que la France pouvait "s'inspirer de beaucoup de choses comme par exemple les coopératives d'habitants".

Le sommet doit se prolonger jusqu'à jeudi. Les organisateurs envisagent déjà que ce rendez-vous international devienne régulier.

fb/via/lor

PLUS:afp