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Le Hezbollah enterre un combattant tué à la frontière syro-libanaise

08/10/2012 12:04 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Plus de 2.000 partisans du Hezbollah ont assisté lundi dans la vallée du Bekaa, dans l'est du Liban, à l'enterrement d'un combattant du mouvement chiite tué dans "l'exercice de son devoir jihadiste" selon le Hezbollah, à la frontière avec la Syrie selon les services de sécurité.

Hussein Abdel Ghani al-Nimr, 35 ans, "est décédé dans l'exercice de son devoir jihadiste", a déclaré un porte-parole du Hezbollah dans la ville de Baalbek.

Selon une source a sein des services de sécurité, ce membre du puissant mouvement chiite a été "tué à la frontière libano-syrienne et son corps a été rapatrié dimanche".

Cet enterrement se déroule dans la même région et moins d'une semaine après celui d'un commandant du Hezbollah, qui selon des rebelles syriens a été tué en Syrie.

Lundi, un correspondant de l'AFP a vu des foules de membres du Hezbollah défiler en procession d'une mosquée des alentours de Baalbek jusqu'à un cimetière non loin de là, suivant des camarades de combat de la victime, qui portaient sa dépouille.

"C'était un homme bon, et un bon combattant, et il est mort en martyr, au service de son pays et des ses frères musulmans", a déclaré cheikh Mohammed Yazbeck, un dignitaire membre de la direction du Hezbollah qui menait la prière.

Le mouvement du 14 mars, coalition de l'opposition libanaise, et les rebelles syriens ont souvent accusé le Hezbollah, l'une des principales forces militaires et politiques libanaises, de soutenir militairement le régime de Bachar la-Assad.

Ces derniers mois, le mouvement a annoncé plusieurs autres funérailles similaires, sans détailler les circonstances de la mort de ses combattants.

Des militants syriens basés à Qousseir, dans la province de Homs dans le centre de la Syrie, ont indiqué lundi à l'AFP que des membres du Hezbollah avaient combattu aux côtés des troupes gouvernementales syriennes lors de récents affrontements contre les rebelles dans cette ville assiégée.

Le Liban, qui a été pendant trois décennies sous la tutelle politique te militaire de la Syrie, reste profondément divisé au sujet du conflit syrien.

Le Hezbollah, allié à l'Iran, soutient le régime du président contesté depuis 19 mois par un soulèvement devenu un conflit armé, tandis que le mouvement du 14 mars, pro-occidental, soutient les rebelles syriens.

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