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Le conflit syrien au coeur de la visite du Premier ministre irakien à Moscou

08/10/2012 04:19 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki s'est envolé lundi pour Moscou pour des entretiens centrés sur les échanges énergétiques et de défense, mais aussi sur le conflit en Syrie.

Moscou, un allié du régime syrien, et Bagdad se prononcent régulièrement pour une solution politique au conflit qui a fait plus de 31.000 morts en près de 19 mois selon une ONG syrienne, et se refusent tous les deux à appeler au départ du président Bachar al-Assad.

"La position de l'Irak est qu'il faut une solution politique à la crise syrienne. Nous sommes opposés à la violence (...) comme moyen de dénouer la crise", a répété M. Maliki lors d'un récent entretien télévisé.

De son côté, la Russie a mis son veto au Conseil de sécurité de l'ONU à trois résolutions occidentales visant à sanctionner Damas, depuis le début du conflit déclenché en mars 2011 par la répression sanglante d'une contestation populaire pacifique.

M. Maliki compte également faire la part belle aux dossiers énergétiques et de défense.

Bagdad, dont les troupes ne sont plus épaulées par les forces américaines depuis leur retrait en décembre 2011, manque cruellement de moyens pour protéger ses frontières et dépend des livraisons en armes de Washington.

Les Etats-Unis ont jusqu'à présent accepté de vendre à l'Irak pour 12 milliards de dollars en armement et contrats d'entraînement, dont 36 avions de combat F-16.

Mais la Russie compte doper ses échanges avec Bagdad sur ce terrain. Lors d'une visite en Irak en mai 2011, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'était prononcé pour un renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité.

L'énergie, en général, et le pétrole, en particulier, devraient enfin occuper une bonne part des conversations. Les géants russes Lukoil et Gazprom ont énormément investi dans le secteur pétrolier irakien.

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