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La sécurité est renforcée en Grèce pour la visite d'Angela Merkel

08/10/2012 03:24 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

ATHÈNES, Grèce - La police grecque va augmenter ses effectifs et empêcher l'accès à certains quartiers d'Athènes à l'occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, mardi, alors que plusieurs manifestations sont prévues dans la capitale.

La visite d'Angela Merkel survient au moment où le pays s'apprête à adopter une nouvelle série de coupes budgétaires, dans une atmosphère tendue. Le ministre de l'Ordre public Nikos Dendias a demandé lundi aux manifestants de «sauvegarder la paix, les perspectives de notre pays et son image à l'étranger».

La police a interdit les rassemblements dans la majeure partie du centre-ville et dans un rayon de 100 mètres autour du parcours de la chancelière Angela Merkel. Quelque 7000 policiers seront déployés dans les rues d'Athènes.

L'interdiction ne concerne pas les deux manifestations organisées respectivement par les syndicats et les partis de l'opposition, ailleurs dans la capitale, a précisé un porte-parole de la police.

L'ambassade allemande bénéficiera d'une protection renforcée après l'appel à manifester d'un parti d'extrême-droite.

Depuis mai 2010, Athènes dépend de l'aide internationale pour éponger la crise de sa dette publique, et a dû s'engager en contrepartie dans un programme d'austérité draconien. La Grèce tente aujourd'hui de convaincre ses bailleurs internationaux de lui accorder une nouvelle tranche de 31 milliards d'euros, sinon elle sera en défaut de paiement et pourrait quitter la zone euro.

Mme Merkel se rend en Grèce pour la première fois depuis cinq ans pour rencontrer le premier ministre Antonis Samaras et pour afficher son soutien au gouvernement grec qui doit adopter «un plan de réforme exigeant», a déclaré Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière.

Berlin a toutefois indiqué que la chancelière ne viendrait pas avec de nouvelles promesses d'aide. «La chancelière ne va rien avancer sur la décision de la troïka», c'est-à-dire la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, a souligné M. Seibert.

Plus de 300 retraités ont manifesté lundi devant les bureaux de l'Union européenne à Athènes où ils ont brûlé un drapeau de l'UE pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité imposées au pays.

Les deux principaux syndicats du pays avaient appelé à une autre manifestation contre l'austérité en soirée.

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