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Haïti: 1 manifestant tué et 3 blessés lors d'affrontements avec la police

08/10/2012 04:36 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Un manifestant a été tué par balles lundi et trois blessés lors d'affrontements avec la police dans la ville de Fort-Liberté, au nord-est d'Haïti, a-t-on appris de source officielle.

Un sous-commissariat a été incendié par une foule en colère, qui a également brûlé un container de marchandises.

"Les incidents ont éclaté suite à l'intervention de la police pour disperser une manifestation contre l'annonce du report d'un projet de construction d'un port dans la ville. Cette nouvelle a mis les gens en colère", a expliqué le sénateur de la région, Jean-Baptiste Bien-Aimé.

"Les gens manifestaient pour dire qu'ils tiennent à ce projet qui pourrait créer des emplois dans une région très pauvre, mais la police est intervenue et a tiré sur les manifestants", a-t-il indiqué.

Selon le parlementaire, des investisseurs américains et haïtiens se préparent à investir 179 millions de dollars dans la construction d'un port à Fort-liberté, mais pourraient abandonner le projet suite à l'opposition d'écologistes américains qui estiment que des espèces rares d'animaux marins seraient mis en péril.

Ailleurs dans le pays, des Haïtiens continuent de descendre dans les rues pour protester contre la hausse des prix des produits alimentaires.

Lundi, quatre manifestants ont été blessés par balles lors d'une manifestation contre la vie chère à Belladère, dans le centre du pays.

Dimanche, des milliers de personnes ont manifesté à Trou du nord (nord-est) pour réclamer la démission du président Michel Martelly, confronté à ses premières contestations depuis deux semaines.

Le chef de l'Etat haïtien, un ancien chanteur populaire, a appelé les Haïtiens au calme et à la patience, annonçant des mesures pour faire baisser le coût de la vie.

Le gouvernement haïtien est toujours confronté aux conséquences du terrible séisme de 2010 qui a tué près de 200.000 personnes, détruit la capitale Port-au-Prince et laissé des centaines de milliers de sans-abris, dont beaucoup vivent encore aujourd'hui dans des camps de fortune.

cre-are/jca

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