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Emirats: le ministre des Affaires étrangères critique les Frères musulmans

08/10/2012 01:45 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Le ministre émirati des Affaires étrangères a accusé lundi les Frères musulmans, dont une soixantaine de partisans ont été arrêtés dans le pays, de "ne pas reconnaître la souveraineté" des Etats.

"Je ne veux pas commenter les procédures judiciaires concernant les personnes arrêtées", a déclaré cheikh Abdallah ben Zayed qui était interrogé lors d'une conférence de presse sur une soixantaine d'islamistes arrêtés au cours des derniers mois aux Emirats arabes unis.

"Mais, a-t-il ajouté, l'idéologie des Frères musulmans ne reconnaît pas l'Etat national ni la souveraineté des Etats, et c'est pourquoi il n'est pas étrange que l'organisation mondiale des Frères oeuvre à saper la souveraineté des Etats et leurs lois".

Le ministre a souligné que son pays acceptait "d'engager un dialogue ouvert et transparent avec ses citoyens, mais n'accepte pas qu'il y ait d'autres parties qui tirent avantage de cette ouverture", sans nommer la confrérie islamiste.

Le 15 juillet, les autorités avaient annoncé le démantèlement d'un groupe en l'acusant de comploter contre la sécurité de l'Etat.

Le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfane, avait par la suite accusé les Frères musulmans de chercher à renverser les monarchies du Golfe et affirmé que les militants arrêtés pour complot avaient fait allégeance au guide de la confrérie.

Le mois dernier, un quotidien proche des autorités avait affirmé que la soixantaine de partisans du groupe islamiste Al-Islah, lié aux Frères musulmans, avaient avoué appartenir à une "organisation secrète" qui voulait profiter du Printemps arabe pour instaurer un régime islamiste.

Al-Islah a cependant démenti avoir une aile militaire et recevoir des financements de l'étranger pour instaurer un régime islamique.

Parmi les détenus, figurent deux avocats et défenseurs des droits de l'Homme, Mohammed al-Roken et Mohammed Mansouri, vice-président d'Al-Islah.

La fédération des Emirats arabes unis, l'un des pays les plus riches du monde, a été épargnée par la vague de contestation populaire qui a secoué le monde arabe.

bur-at/cnp

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