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Crise de la zone euro: un commissaire se dit «moins pessimiste» qu'au printemps

08/10/2012 03:35 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

LUXEMBOURG - Le responsable des affaires économiques de l'Union européenne se dit «moins pessimiste» quant à l'avenir de la zone euro qu'il ne l'était plus tôt cette année — mais avertit que la zone économique a encore beaucoup de chemin à faire avant de résoudre la crise des dettes souveraines de pays membres.

Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a affirmé lundi que la capacité de l'organisation à réagir à la crise financière dans les 17 pays utilisant l'euro s'est grandement améliorée comparativement à la situation qui prévalait au début de la tourmente il y a deux ans.

Il a aussi salué le lancement officiel, lundi, du nouveau fonds de sauvetage permanent européen de 500 milliards d'euros, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

À son arrivée à la rencontre des ministres des Finances de la zone euro, à Luxembourg, M. Rehn a soutenu être «moins pessimiste pour le moment quant aux perspectives qu'il ne l'était, par exemple, au printemps dernier».

Au cours des derniers mois, l'UE s'est dotée de nouveaux pouvoirs significatifs visant à l'aider à régler la crise actuelle et à prévenir d'autres tourmentes économiques. Ces nouveaux pouvoirs incluent la surveillance serrée des budgets nationaux et, là où cela est jugée nécessaire, la demande de modifications. L'UE planche aussi sur la mise en place d'un superviseur bancaire central.

Le nouveau Mécanisme européen de stabilité doit convaincre les investisseurs que l'UE est mieux outillée pour maîtriser toute crise qui ferait surface dans la zone euro.

Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg et président du conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité, a parlé d'un «beau jour pour l'Europe».

Le nouveau fonds aura éventuellement à sa disposition 500 milliards d'euros, qu'il utilisera pour racheter les bons de pays dont les coûts d'emprunt deviennent insoutenables ainsi que pour prêter de l'argent à ces pays si jugée nécessaire. Le fonds pourrait aussi être en mesure de prêter de l'argent directement aux banques.

Cet instrument financier permanent doit remplacer le Fonds de secours actuel, le FESF, mais les deux entités se chevaucheront alors que le FESF continue de gérer les sauvetages de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal.

Les ministres des Finances de l'eurogroupe se sont retrouvés au Luxembourg pour évoquer la crise financière, en particulier la situation de la Grèce, avant le sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UE.

Les 17 ministres des Finances se penchaient lundi sur les propositions de budget présenté par Athènes à la troïka — la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international —, qui a négocié avec le gouvernement grec. Cependant, aucune décision sur le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide pour la Grèce ne devait être prise.

Les ministres des Finances des 27 pays membres se réuniront mardi pour accorder au Portugal une année supplémentaire afin de réduire son déficit budgétaire (jusqu'à 2014).

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