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Bahreïn: appel au roi pour annuler des peines de prison contre des médecins

08/10/2012 05:46 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

Human Rights Watch (HRW) a appelé lundi le roi de Bahreïn Hamad Ben Issa Al-Khalifa à intervenir pour faire annuler les peines de prison prononcées contre neuf médecins et membres du personnel médical pour leur soutien à la contestation anti-gouvernementale de 2011.

Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'Homme demande au roi Hamad d'"annuler" les condamnations car elles "étaient en partie fondées sur des aveux obtenus sous la torture et selon des procédures fondamentalement injustes".

"Nous avons hésité à demander au roi de revenir sur une décision de justice, mais nous avons relevé à maintes reprises que des tribunaux de Bahreïn confirment des accusations politiquement motivées contre des dissidents pacifiques", a déclaré Joe Stork, responsable de HRW pour le Moyen-Orient.

Et d'ajouter: "les tribunaux n'ont pas réussi à respecter l'obligation de Bahreïn à protéger la liberté d'expression et de réunion pacifique".

Le 1er octobre, la Cour de cassation de Bahreïn avait confirmé des peines de prison de un mois à 5 ans pour neuf médecins et membres du personnel médical. Cinq sont incarcérés et les quatre autres ont déjà purgé leurs peines.

Ils font partie d'un groupe de 20 employés de l'hôpital public Salmaniya de Manama qui avaient été poursuivis pour soutien aux manifestants chiites lors des marches de mars 2011. Ces employés ont été condamnés par un tribunal spécial. Neuf ont été acquittés en appel et deux, qui sont en fuite, n'ont pas été rejugés.

Bahreïn est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation, animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte.

Le ministère bahreïni de l'Intérieur a affirmé pour sa part que 700 personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des officiers de police.

bur/tm/feb

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