NOUVELLES

Après un match sans point ni coup sûr, Bailey peut maintenant achever les Giants

08/10/2012 07:17 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

CINCINNATI - Homer Bailey a joué à lancer la balle au champ extérieur du Great American Ball Park, sa routine habituelle la veille de ses départs. Le Texan a même tenu à rappeler qu'il n'y avait rien de différent.

«Vous savez, c'est simplement un autre match», a-t-il dit par la suite.

Non. Nous n'y croyons pas. Tout le monde sait que le lanceur des Reds de Cincinnati a la chance de faire oublier les insuccès de son équipe en séries éliminatoires — ou d'y ajouter un autre chapitre — lors de son prochain départ.

Moins de deux semaines après avoir réussi le 15e match sans point ni coup sûr dans l'histoire de la première équipe professionnelle de baseball, Bailey aura l'occasion d'ajouter un autre moment fort à son palmarès. Il aura la chance d'aider les Reds à compléter le balayage de leur série de section contre les Giants de San Francisco, mardi.

En avance 2-0 dans la série, les Reds ont besoin d'une autre victoire pour atteindre la série de championnat, et disposent de trois chances à domicile pour y parvenir. Il s'agira d'une belle avancée pour l'équipe si elle l'emporte.

Les Reds n'ont pas gagné un match éliminatoire à domicile en 17 ans, une séquence d'insuccès gravée dans l'histoire de l'équipe. Tout le monde se souvient de la 'Big Red Machine' et de ses deux titres de la Série mondiale en 1975 et 1976. Les 'Nasty Boys' ont aussi balayé les Athletics d'Oakland en 1990 pour un autre titre mondial.

Et depuis? Seulement des déceptions. Ils ont été balayés par les Braves d'Atlanta en série de championnat en 1995. Ils ont perdu un match suicide au Riverfront Stadium contre les Mets de New York en 1999. Et ils ont finalement été balayés par les Phillies de Philadelphie au premier tour il y a deux ans.

Peut-être que le vent a enfin tourné.

«Il y a un gamin qui m'a donné un chandail sur lequel il est inscrit 'L'année du numéro 12'», a raconté le gérant des Reds Dusty Baker, qui porte ce numéro sur son uniforme. «Il me l'a donné au camp d'entraînement et je crois en ça. Au cours de ma vie, je n'aurai vu qu'une année se terminant avec un 12. C'est une année spéciale. J'ai cette impression que c'est notre année.»

Les Giants ont décidé de dormir sur la côte Ouest dimanche et de prendre l'avion lundi en direction de Cincinnati. Même s'ils ont pu dormir dans leur lit, leur sommeil n'a pas dû être particulièrement reposant. Seulement quatre équipes ont gagné une série de section après avoir accusé un retard de 2-0.

«C'est un cliché de dire que c'est seulement un autre match. Je crois que l'expression 'juste un autre match' ne compte pas quand on parle des séries», a déclaré le lanceur des Giants Ryan Vogelsong, qui sera le partant de son équipe mardi. «Et quand vous accusez un retard de 2-0 dans la série, vous ne pouvez pas prétendre que c'est juste un autre match.»

PLUS:pc