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Un garçon réalisera de façon posthume son rêve de voyager dans l'espace

07/10/2012 12:45 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - Les proches de Daniel Charles Hamer étaient déterminés à ne pas laisser une tragédie venir à bout du rêve de voyage dans l'espace du petit garçon.

Ce jeune Albertain regardait avec fascination les navettes spatiales américaines quitter les limites de la Terre et avait fait transformer sa chambre en univers de rêve.

Les murs étaient couverts de dessins techniques d'une navette spatiale, et des maquettes d'engins spatiaux pendaient du plafond.

Sa soeur, Dee Robb, se souvient d'avoir partagé ce rêve, alors que les deux enfants regardaient des images de la navette spatiale à la télévision.

Mme Robb se rappelle d'ailleurs de la catastrophe de la navette Challenger, lorsqu'une explosion a tué les sept astronautes à bord peu de temps après le décollage, le 28 janvier 1986.

«Je me souviens que mon frère et moi étions assis dans le salon, pleurant tous les deux», mentionne-t-elle.

Le jeune Daniel n'a cependant jamais terminé l'école secondaire, et le vol dans l'espace est devenu un rêve impossible.

Après sa chute dans l'enfer de la drogue, il a vécu dans la rue pendant encore 20 ans, précise sa soeur.

L'homme est finalement décédé le 8 octobre 2011, à l'âge de 35 ans.

Il y a un an, cette fin de semaine, il est devenu la 40e victime de meurtre de l'année à Edmonton. Il a été frappé à la tête et est décédé de ce traumatisme crânien, a indiqué la police.

«Il était en cure depuis six semaines avant d'être tué», dit sa soeur.

Cette dernière a toutefois trouvé une méthode pour réaliser le rêve de son frère, bien que cela soit de manière posthume.

Une petite capsule personnalisée, de la taille d'un étui à baume à lèvres, sera envoyée dans l'espace avant la fin de l'année. Une petite quantité des cendres de M. Hamer se trouvera à l'intérieur.

Plus d'une dizaine de capsules semblables seront placées dans un contenant métallique accroché à une fusée, fusée qui doit être lancée en novembre à partir de Spaceport America, un pas de tir commercial installé au Nouveau-Mexique.

Mme Robb dit avoir été surprise de constater que cela coûtait moins de 1000 $: «En fait, c'est plus abordable d'envoyer une partie de lui dans l'espace que d'envoyer son corps à la crémation.»

Après le lancement, les capsules seront lancées sur une trajectoire suborbitale, puis la fusée redescendra sur terre avec un parachute. Les capsules seront ensuite remises aux familles des défunts.

Il s'agira du 12e voyage de la sorte pour Celestis, une compagnie de Houston, au Texas, qui offre ce service depuis 1997.

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