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Quand le poulet flambe en Arabie, on recommande de le laisser pourrir

07/10/2012 09:30 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST

"Laissez le pourrir": sous ce slogan, des cyberactivistes saoudiens font campagne pour boycotter le poulet dont le prix n'a cessé d'augmenter sur le marché local.

La campagne, intitulée "Boycottez le poulet", fait rage sur Twitter et Facebook depuis une semaine avec un résultat mitigé. Certains distributeurs font état d'une baisse de 25% des ventes alors que d'autres estiment que les appels n'ont pas eu d'effet.

Selon des aviculteurs, le prix du poulet a augmenté de 20 à 30% en l'espace de six mois en raison de la flambée des prix, sur le marché international, de l'alimentation des volailles élevées en batterie.

Dans un pays où il n'existe pas de véritable association de défense des consommateurs, les réseaux sociaux donnent l'occasion de faire entendre la voix de ces derniers.

"Osons espérer en tant que consommateurs pouvoir mettre fin à l'avidité des marchands", écrit l'un des participants à la campagne sur Twitter.

"C'est vrai qu'il y a une campagne pour boycotter le poulet mais il n'y a aucun signe d'un impact chez le consommateur", relève un distributeur de poulet à Jeddah, la grande métropole de l'ouest saoudien.

Selon lui, les prix des toutes sortes de viande n'a cessé d'augmenter et "il n'y a pas d'alternative" pour le consommateur.

Le ministère saoudien du Commerce a interdit l'exportation du poulet dans une tentative de maîtriser les prix.

Puissance pétrolière, l'Arabie saoudite a une population de 27 millions de personnes dont près de 30% d'étrangers.

Le pays importe l'essentiel de ses besoins alimentaires.

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