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Paris-Tours - Marcato à une vitesse-record

07/10/2012 11:45 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST

A 48,629 km/h de moyenne, l'Italien Marco Marcato (Vacansoleil) s'est adjugé dimanche la 106e édition de Paris-Tours, une allure record pour une classique cycliste.

Deuxième l'année passée, Marcato a privé les sprinteurs du succès qu'ils espéraient sur l'avenue de Grammont. Le Vénétien de 28 ans, habitué aux places d'honneur mais encore en quête d'un succès d'importance, n'a eu qu'à devancer ses deux derniers compagnons, le Belge Laurens De Vreese et le champion des Pays-Bas Niki Terpstra, pour toucher au but au terme des 235,5 kilomètres.

Derrière eux, le favori, l'Allemand John Degenkolb, s'est lancé dans une spectaculaire opération de la dernière chance quand il a compris que le trio de tête, rescapé d'un groupe de contre-attaquants formé à 17 kilomètres de l'arrivée, resterait hors de portée du peloton.

L'Allemand, qui est décidément beaucoup plus qu'un sprinteur, est sorti tout seul pour revenir sur un groupe intercalé à 4,5 kilomètres de l'arrivée. Après un relais appuyé d'un coéquipier (Curvers), il a engagé en solitaire une course-poursuite dans les trois derniers kilomètres.

Dans l'avenue de Grammont, la ligne droite finale (800 m), Degenkolb s'est rapproché des hommes de tête. Mais il lui a manqué 6 secondes pour lutter pour la victoire.

"On n'avait pas les oreillettes et on ne connaissait pas exactement la situation", a expliqué ensuite Marcato. "Une vingtaine de secondes d'avance dans les dernières côtes, c'est bon. Sur ces routes étroites, humides, sinueuses, virage après virage, le peloton doit rouler en file indienne et ne peut pas organiser la chasse".

"Je savais que derrière il y avait des coureurs tels que Blythe, Degenkolb, Bouhanni, plus rapides au sprint. Ma seule chance était de sortir avant", a ajouté l'Italien, qui partageait les responsabilités au sein de l'équipe Vacansoleil avec le Belge Bjorn Leukemans.

Le natif de San Dona di Piave, qui réside à Padoue (nord-est de l'Italie), a souligné le rôle joué par ses équipiers qui ont contribué à limiter l'avantage d'une échappée d'une dizaine de coureurs, lancée dès les premiers kilomètres à l'initiative du Français Sylvain Chavanel. Dans la Beauce, l'écart a plafonné à quatre minutes avant le regroupement à une trentaine de kilomètres de l'arrivée.

Mais les équipes des sprinteurs, passablement usées en fin de saison, n'ont pu verrouiller la course jusqu'au bout. Le Britannique Adam Blythe et le champion de France Nacer Bouhanni, en tête du premier peloton, se sont disputés la 15e place, à 28 sec du vainqueur.

De Vreese, un jeune Flamand de 24 ans, est resté dans la roue de Marcato qui l'a emmené de l'autre côté de l'avenue de Grammont dans le sprint. Le directeur sportif du coureur belge a porté réclamation, en vain.

"J'ai fait mon sprint, j'ai regardé devant", a commenté l'Italien qui a eu beau jeu d'argumenter: "Il y avait la place pour tous, je pense, la route est assez large". Six mètres exactement.

jm/gd

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