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Libération d'un médecin bahreïni cinq jours après son incarcération

07/10/2012 01:27 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST

Un médecin bahreïni a été libéré dimanche, cinq jours après avoir été incarcéré avec cinq autres personnes condamnées pour leur soutien à la contestation anti-gouvernementale de 2011, selon ses avocats.

Mahmoud Asghar, condamné à six mois de prison, a été libéré après avoir purgé sa peine de prison, qui correspondait quasiment à la période de sa détention préventive effectuée en 2011, a déclaré l'un des avocats.

M. Asghar, qui comparaissait libre, et cinq autres médecins et membres du personnel médical d'un grand hôpital de Bahreïn, avaient été incarcérés mardi au lendemain de la confirmation de leurs peines par la Cour de cassation.

Parmi les personnes incarcérées figuraient Ali Alekri, un orthopédiste, condamné à cinq ans de prison et l'infirmier en chef, Ibrahim Damastani, qui a écopé de trois ans de prison.

Les quatre autres ont été condamnées à des peines allant de deux mois à un an de prison. Le sort de trois autres, dont les peines ont été confirmées, reste inconnu pour le moment.

Ces médecins et membres du personnel médical font partie d'un groupe de 20 employés de l'hôpital public Salmaniya de Manama qui avaient été poursuivis pour soutien aux manifestants chiites lors des marches de mars 2011.

Les membres de ce groupe ont été condamnés par un tribunal spécial. Neuf ont été acquittés en appel et deux, qui sont en fuite, n'ont pas été rejugés.

Bahreïn est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation, animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte.

Le ministère bahreïni de l'Intérieur a affirmé pour sa part que 700 personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des officiers de police.

bur/tm/sw

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