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La Turquie riposte encore à un tir syrien

07/10/2012 08:11 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST

C'est la nouvelle donne de la crise syrienne. Pour la cinquième journée consécutive, la Turquie riposte à des tirs de l'armée loyaliste syrienne.

Dimanche, l'artillerie turque a répondu au tir d'un obus syrien tombé dans le village d'Akçakale, sans faire de victimes. C'est dans ce même village turc que cinq civils turcs ont trouvé la mort par des tirs de l'armée syrienne, mercredi.

L'obus de canon est tombé dans le jardin d'un bâtiment public, qui avait été au préalable évacué par les autorités, selon la chaîne d'information NTV.

Ce village frontalier turc du sud-est se trouve près d'une zone syrienne violemment disputée par l'armée loyaliste et les insurgés syriens.

Par ailleurs, les rebelles syriens se sont emparés d'un avant-poste militaire près de la frontière turque.

Pour marquer leur territoire, les rebelles ont installé leur drapeau au-dessus du bâtiment, qui se trouve tout près du village turc de Guvecçi, où se sont abattus des obus de l'armée syrienne samedi.

La carte Al-Chareh

Le nom de Farouk Al-Chareh a déjà été avancé pour conduire la transition en Syrie après le départ du président Bachar Al-Assad. La Turquie est revenue à la charge, dimanche, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

« Farouk Al-Chareh est un homme de raison et de conscience et il n'a pas pris part dans les massacres en Syrie. Personne d'autre que lui ne connaît mieux le système » en Syrie, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, à la chaîne publique TRT.

Le ministre turc a indiqué également que l'opposition syrienne accepterait cette personnalité pour diriger une période de transition.

Dans une récente entrevue à Al-Jazira, l'ancien premier ministre syrien Riad Hijab, qui a fait défection le mois dernier, a rapporté que Farouk Al-Chareh faisait partie des personnalités du régime qui ont exhorté le président Al-Assad d'entamer le dialogue avec l'opposition et de mettre un terme aux tueries.

Farouk Al-Chareh a été de longues années une des plus importantes personnalités du régime. Il a été ministre des Affaires étrangères durant 16 ans et a été nommé vice-président en 2006.

Mais il ne semble plus appartenir au noyau qui dirige la Syrie. Sa dernière apparition publique a eu lieu lors des funérailles des hauts dirigeants tués dans un attentat à Damas.

Selon certains cercles de l'opposition, M. Al-Chareh serait en résidence surveillée.

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