POLITIQUE

Destitution des maires: un casse-tête politique pour le Parti québécois

07/10/2012 05:50 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST
PC

Jean-François, ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur en plus d'être responsable de la région de Montréal, reconnaît que la question de la destitution des maires de municipalités éclaboussées par des allégations de corruption se pose.

En entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir de Radio-Canada, il a toutefois précisé qu'il n'existait pas de « mécanisme de destitution » dans la juridiction actuelle.

Et « comme les maires sont élus au suffrage universel, ils ne peuvent même pas être renversés par une majorité à leur conseil municipal, contrairement à ce qui se passerait à l'Assemblée nationale ou à la Chambre de communes ».

À la question de savoir si son gouvernement envisageait de légiférer pour introduire le principe de la destitution des maires dans la loi, M. Lisée a répondu que son équipe travaillait sur d'autres dossiers, comme la limitation à trois le nombre de mandats des maires dans les municipalités de plus de 100 000 habitants.

M. Lisée a reconnu que le contexte actuel « posait cette question, qui n'a jamais été posée de cette façon-là auparavant ».

« Devrions-nous nous poser cette question de majorité ou de confiance du conseil municipal face au maire? Ce sont des débats qui seront dirigés par mon collègue des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. » -- Jean-François Lisée

Cela dit, M. Lisée a estimé qu'« il appartient aux élus qui savent dans leur for intérieur si oui ou non les allégations sont vraies de prendre une décision sur leur maintien en poste. J'ajouterais aujourd'hui qu'ils doivent aussi prendre en compte les intérêts de leur ville et de leurs citoyens ».

Le ministre a ajouté que si un maire « pense qu'il ne fait plus partie de la solution », il devrait démissionner, même s'il estime qu'il n'a rien à se reprocher.

Il s'est dit par ailleurs « scandalisé » par les révélations de Lino Zambito devant la commission Charbonneau.

Rappelons que lors de la dernière campagne électorale, le PQ s'était engagé, s'il était porté au pouvoir, à mettre la Ville de Mascouche sous tutelle si la crise au conseil municipal devait perdurer.

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