Jean-François, ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur en plus d'être responsable de la région de Montréal, reconnaît que la question de la destitution des maires de municipalités éclaboussées par des allégations de corruption se pose.

En entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir de Radio-Canada, il a toutefois précisé qu'il n'existait pas de « mécanisme de destitution » dans la juridiction actuelle.

Et « comme les maires sont élus au suffrage universel, ils ne peuvent même pas être renversés par une majorité à leur conseil municipal, contrairement à ce qui se passerait à l'Assemblée nationale ou à la Chambre de communes ».

À la question de savoir si son gouvernement envisageait de légiférer pour introduire le principe de la destitution des maires dans la loi, M. Lisée a répondu que son équipe travaillait sur d'autres dossiers, comme la limitation à trois le nombre de mandats des maires dans les municipalités de plus de 100 000 habitants.

M. Lisée a reconnu que le contexte actuel « posait cette question, qui n'a jamais été posée de cette façon-là auparavant ».

« Devrions-nous nous poser cette question de majorité ou de confiance du conseil municipal face au maire? Ce sont des débats qui seront dirigés par mon collègue des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. » -- Jean-François Lisée

Cela dit, M. Lisée a estimé qu'« il appartient aux élus qui savent dans leur for intérieur si oui ou non les allégations sont vraies de prendre une décision sur leur maintien en poste. J'ajouterais aujourd'hui qu'ils doivent aussi prendre en compte les intérêts de leur ville et de leurs citoyens ».

Le ministre a ajouté que si un maire « pense qu'il ne fait plus partie de la solution », il devrait démissionner, même s'il estime qu'il n'a rien à se reprocher.

Il s'est dit par ailleurs « scandalisé » par les révélations de Lino Zambito devant la commission Charbonneau.

Rappelons que lors de la dernière campagne électorale, le PQ s'était engagé, s'il était porté au pouvoir, à mettre la Ville de Mascouche sous tutelle si la crise au conseil municipal devait perdurer.

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  • Un gouvernement du Parti québécois ne <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/06/pq-integrite-elus_n_1749328.html" target="_hplink">demandera pas à ses élus de remplir la caisse électorale</a>, pas plus à ses ministres qu'à ses députés. L'effort reposera sur les militants.

  • Le Parti québécois a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/04/soins-domicile-parti-quebecois_n_1742718.html" target="_hplink">promis la création d'une politique nationale de soins et de services à domicile</a>. Pauline Marois veut regrouper et augmenter les services offerts aux personnes en perte d'autonomie qui souhaitent rester à la maison. La chef péquiste a promis d'ajouter 120 millions de dollars aux 380 millions déjà prévus par le gouvernement, pour atteindre une enveloppe de 500 millions d'ici cinq ans.

  • <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/03/marois-pq-banque-developpement-quebec_n_1737944.html" target="_hplink">Création d'une Banque de développement économique du Québec</a> dont le mandat serait de soutenir la croissance, d'aider les entreprises à démarrer, surtout en région et dans le domaine de l'économie sociale, en leur donnant accès à du capital de risque.

  • La chef du Parti québécois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/13/parti-quebecois-garderies-place-enfant_n_1772776.html" target="_hplink">«garantit» une place en garderie pour tous les enfants qui en ont besoin d'ici la fin du premier mandat d'un gouvernement péquiste</a>. Le PQ maintiendra le tarif à 7$ jusqu'à ce que l'objectif d'une place par enfant soit atteint.

  • Pauline Marois a promis de<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/02/charest-parle-economie-adversaires-le-ciblent_n_1733168.html" target="_hplink"> tenir un vaste sommet sur la gestion et le financement des universités</a> et d'abroger la loi 78, que la leader souverainiste juge «ignoble».

  • Un gouvernement Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/02/charest-parle-economie-adversaires-le-ciblent_n_1733168.html" target="_hplink">embauchera 600 professionnels supplémentaires d'ici 2015 afin de contrer le décrochage scolaire</a>. Le PQ évaluera aussi la possibilité d'implanter dans les milieux défavorisés la maternelle à quatre ans à temps plein, et verra à renforcer l'autonomie des établissements scolaires.

  • Un gouvernement péquiste <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/09/pauline-marois-pq-fonds-protection-entreprises_n_1760351.html" target="_hplink">reviendra à une forme de nationalisme économique à la Caisse de dépôt</a> en créant un fonds d'investissement stratégique de 10 milliards $, pour protéger les entreprises contre les prises de contrôle étrangères.

  • Pauline Marois a promis de faire <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/14/pq-propose-une-charte-laicite_n_1775508.html" target="_hplink">adopter une charte de la laïcité</a> dans les services publics advenant l'élection de son parti. La charte reposerait sur les principes de neutralité de l'État et de prépondérance de l'égalité entre les femmes et les hommes.